Une quarantaine de chats maltraités dans les Alpes-Maritimes, un couple interpellé

Un taudis. Un capharnaüm écœurant, d’où s’exhalait une odeur insoutenable d’urine animale, d’excréments. C’est ce qu’ont découvert les gendarmes des brigades de Menton et Sospel en débarquant chez des Sospellois, ce lundi.

Un couple d’une cinquantaine d’années y faisait commerce de chats dans un studio de 20m². Ils vivaient rue du Pont-Vieux, au cœur de ce village de la vallée de la Bévéra. Ils ont été dénoncés par des riverains auprès de la Société protectrice des animaux (SPA) et de la mairie.

Une dizaine de voisins avaient signé des attestations relatant la situation. La SPA a déposé plainte en janvier. Le dossier a été pris en main par la gendarmerie de Menton.

Un spectacle épouvantable

Quand ils ont gravi les marches les menant au troisième étage de l’immeuble, les gendarmes ont été assaillis par l’odeur, dès le premier niveau. Quand les quinquagénaires ont ouvert la porte, sur leur injonction, le spectacle qui s’est offered à eux était épouvantable.

Dans ces 20m² crasseux, ils ont découvert 31 chats adults, six chatons et deux chiens. Les chats souffraient à l’évidence de maltraitance. Sept d’entre eux avaient les yeux crevés. Insoutenable. Une seule litière était disponible.

“Il y avait des excréments et de l’urine partout”, confie un enquêteur. Les animaux étaient entassés dans cet espace très réduit, ultra-encombré. Ils étaient juchés sur des meubles, installés sur le lit, tentant de trouver quelques centimètres carrés entre des boîtes vides d’aliments pour animaux, un entrelacs de câbles électriques, des cartons vides, des serviettes souillées.

L’appartement comptait un lit, un coin salle de bains, une kitchenette. Les chats et les chiens s’y entassaient avec les occupants du logement.

Le couple n’a pas opposé de résistance. Il s’était lancé dans un commerce illégal de vente de chats. Il a immédiatement été placé en garde à vue à à la gendarmerie de Menton où il est resté 24 heures.

Les animaux, en état de maltraitance, n’étaient évidemment pas vaccinés. La SPA, qui a accompagné l’opération, a pris en charge les animaux. Ils ont été dispatchés dans plusieurs refuges, dont celui de Trets dans les Bouches-du-Rhône.

Le couple de Thénardier animaliers est convoqué en septembre devant la justice, pour maltraitance animale.

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