une association garde ses chats malgré sa volonté

« Je suis vite tombée très amoureuse de ces chats. Je n’ai pas de famille dans la région, Piccolamia – “mon bébé », en italien, surnom que lui donnait un ami – et Princesse – “lle fait toujours sa toilette” – sont tout pour moi », résume Emelyne.

Un an auparavant, la jeune femme avait adopté quatre chatons qui erraient sur les berges de Garonne à Bordeaux. Un a depuis été donné à l’adoption et une est décédée sous les coups d’un ancien compagnon violent.

« On me les a volés »

Victime de violences conjugales, elle se réveille un jour à l’hôpital. Les deux chatons ont été confiés à la SPA. Elle téléphone et demande des nouvelles « tous les jours où c’est ouvert». En quittant son conjoint, elle a perdu son logement, peine à en retrouver un autre avec son petit salaire.

En août, elle retrouve ses chats, vaccinés, identifiés, déclarés à son nom, mais n’a toujours pas d’hébergement. Du moins pas avant le 14 septembre 2021. Les foyers n’acceptent pas les animaux. Elle dort dehors. Puis elle finit par appeler au secours une association de protection animale qui a pignon sur rue et lui confie ses malheurs et ses chats.

« J’ai apporté mes chats avec de la nourriture et des affaires, j’ai même fait des courses pour la famille d’accueil tellement j’étais contente d’avoir trouvé une solution provisoire », explique Emelyne qui a bien spécifié “ ” dans un écrit. Mais quand elle revient, deux semaines plus tard, on lui interdit de les voir. « On m’accuse de maltraitance », s’étrangle-t-elle.

Emelyne, qui se décrit comme “d’un style très coloré et tout le tralala”, avoue quelques démêlés avec la justice quand elle était mineure et une vie “pas facile”, mais jamais de. violence sur ses Elle téléphone à la présidente de l’association, frappe à sa porte, lui raccroche au nez, fait des démarches, la harcèle pour avoir des nouvelles, « preuve que je n’ai jamais fait la va sur à ut », poste réseaux sociaux…

Un jour, elle apprend que l’association a fait une demande de changement de proprietaire à partir du numéro i-cad (identification des carnivores domestiques). En décembre, elle dépose plainte pour abus de confiance et passe par toutes les humeurs depuis. « Même si j’adoptais 150 chats, ce ne sont pas les mêmes, pas les miens. On me les a volés. »

« Pas du tout », rétorque la présidente de l’association. « Mon rôle, c’est de mettre les animaux en sécurité, c’est ce que j’ai fait », estime-t-elle. « Quand un enfant est placé pour sa sécurité, vous ne dîtes pas aux parents où il est… » Elle dit avoir été initialement touchée par l’histoire et le parcours de « cette jeune en perdition. Jusqu’à ce que j’apprenne des choses sur son comportement avec ses chats. »

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