Tarn : après plusieurs disparitions de félins, un chaton victime d’une blessure par balle dans le Sidobre

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« Mimi », un jeune chaton de 2 ans, an été retrouvé par ses maîtres, devant leur domicile du quartier Bel Air au Bez, victime d’une arme à feu. Son frère avait été retrouvé sans vie devant le portail, il ya quelques mois.

Quel mauvais sort s’acharne sur les matous dans le Sidobre ? Après les disparitions de félins sur le plateau Saint-Jean à Castres (notre édition du 15 juillet), voilà qu’un ennemi des matous sévit dans le Pays brassagais, sur la commune du Bez. Non loin d’ailleurs des sites où les chats disparus de Castres ont été aperçus et certains retrouvés.

« Mimi », 2 ans, était né avec ses deux frères dans le poulailler de la famille Garcia, installée dans le quartier Bel Air depuis trois ans. Leur maman avait disparu. Virginie et ses trois enfants ont donc adopté la fratrie. La cohabitation famille-minous était des plus heureuses. Mais un premier événement an assombri leur quotidien un an plus tard : un des trois chats a été retrouvé mort devant la boîte à lettres.

Les semaines ont passé. Jusqu’à ce dimanche 24 juillet, vers 21 h 15. « J’ai entendu un hurlement près de chez moi, raconte Virginie. « Mimi » était recroquevillé dans le jardin, près d’une haie. Ses souffrances le rendaient agressif. Mais nous avons pu le mettre à l’abri sans savoir ce qui lui était arrivé. »

Une plainte a été déposée

Peu après minuit, l’état de santé du matou s’est aggravé. La fille de Virginie et son ami ont donc pris la direction de la clinique vétérinaire de garde, au Siala. Le vétérinaire a diagnosticué une blessure par balle.

« J’ai halluciné, confie Virginie. D’autant que j’avais appris que l’ancienne proprietaire de mon domicile avait perdu son chien, en 2018, victime semble-t-il d’une blessure par balle, mais cela n’avait pas été confirmé. »

Le lendemain, à 8 heures, le vétérinaire castrais an annoncé le décès de «Mimi», confirmant dans son rapport d’autopsie la blessure par une arme à feu.
La mère de famille a déposé une plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Brassac pour atteinte volontaire à la vie d’un animal domestique.

Toute l’affection de Virginie et ses enfants se portent désormais vers le troisième « Mimi », qui a perdu ses deux frères. Comme un cri de douleur, la famille de Bel Air a apposé une énorme pancarte devant son domicile, où l’on peut lire « Près d’ici vit un tueur de chat armé » !

En peu de temps, au cœur du Sidobre, les histoires malheureuses de chats ont créé l’émotion et pour beaucoup l’indignation. À défaut d’aimer les matous, l’agresseur serait bien inspiré… d’adopter un autre comportement.

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