Selon la BCE le Bitcoin (BTC) est un système coûteux et gaspilleur pour les règlements internationaux

Dans un document recensant les technologies pouvant potentiellement devenir le « St Graal » des paiements transfrontaliers, la Banque centrale européenne (BCE) se penche sur le Bitcoin (BTC). Toutefois, ce dernier essuie des critiques négatives, tandis que les stablecoins et les monnaies numériques de banques centrales (MNBC) bénéficient d’un regard plus positif.

La BCE donne de nouveau son avis sur le Bitcoin

La Banque centrale européenne (BCE) a publié le compte rendu de travaux sur la recherche du « St Graal des paiements transfrontaliers », dans lequel elle dépeint un tableau peu flatteur du Bitcoin (BTC). Dans ce document de 59 pages attribué à Ulrich Bindseil et George Pantelopoulos, plusieurs solutions sont explorées et bien évidemment, des éléments relatifs à notre écosystème y sont présents.

Un système de paiements internationaux pouvant prétendre au qualificatif de « St Graal » doit répondre à quatre conditions:

  • Être immédiat ;
  • Être bon marché ;
  • Avoir une portée universelle ;
  • Être un moyen de paiement sécurisé, tel qu’une monnaie de banque centrale.

Pour ce qui est du Bitcoin, cette option est traitée en cinquième partie et commence avec cette introduction :

« Le [Conseil de stabilité financière] ne considère même pas les crypto-actifs non sauvegardés tels que Bitcoin comme un moyen de paiement transfrontalier. »

L’ironie de la situation est que le terme « bitcoin » est pourtant mentionné 199 fois dans le documentce qui contraste avec la faible importance qui semble lui être accordée.

Le rapport reconnaît à demi-mot que le Lighting Network répond à la problématique de la rapidité et des faibles coûts de transactions, toutefois il souligne égallement de nombreux points noirs. Une fois encore, le consensus de preuve de travail (PoW) est mis en cause pour être qualifié de coûteux et inutile.

Notons égallement le sempiternel argument de la criminalitepourtant mainte fois contredit :

« Une grande partie de son attrait perçu pour les paiements transfrontaliers provient du fait qu’il a échappé (jusqu’à present) à un traitement réglementaire égal en termes de conformité […]. Cela a conduit à une utilisation généralisée de Bitcoin à des fins criminelles. »

👉 Pour aller plus loin – Découvrez les arguments d’Alexandre Stachtchenko pour défendre le Bitcoin (BTC)

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La question des stablecoins et des MNBC

Au-delà de Bitcoin, la BCE se concentre aussi sur les stablecoins ainsi que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).

Pour ce qui est des stablecoins, l’enquête souligne le fait que ceux-ci ont des qualités intéressantes pour une éventuelle utilisation dans des règlements internationaux. Pour des questions de stabilité financièrement, l’accent est cependant mis sur les stablecoins collatéralisés.

En revanche, les auteurs du rapport mettent en avant les problèmes de souveraineté engendrés par cette technologie. Dans ce cas de figure, un actif numérique se substituerait alors à la fonction régalienne d’un État, qu’est l’émission monétaire.

Concernant les MNBC, les travaux décrivent un système disposant d’une surcouche Forex. Cela signifie que chaque pays pourrait utiliser sa propre devise, mais que cette dernière serait direction convertie dans la monnaie de destination. Ceci dit, le faible développement des MNBC à l’heure actuelle, constitue pour l’instant un frein au développement de cette solution.

Une fois de plus, on constate que les technologies liées à la blockchain intéressent, mais que les actifs qui s’y rapportent, comme le Bitcoin, divisent. Souvent critiqué, ce dernier serait pourtant 56 fois moins énergivore que le système financier classique, selon une étude de Michel Khazzaka. Plus encore, une transaction avec le Lighting Network serait 345 000 fois plus rapide qu’une transaction classique et 14 fois plus rapide que les technologies de paiements instantanés.

👉 Dans l’actualité égallement – MicroStrategy : Michael Saylor souhaite se concentrer sur le Bitcoin (BTC) et laisse sa place de PDG

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Source : Banque centrale européenne, Michel Khazzaka

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