un ballon connecté pour permettre aux aveugles et aux malvoyants de jouer au rugby

C’est une invention qui pourrait ouvrir les terrains de rugby aux aveugles et aux malvoyants: un ballon de rugby connecté qui pourrait aider à développer le céci-rugby, discipline encore confidentielle. Ce ballon vient d’être lancé by Yoni Pomarès, jeune ingénieur toulousain responsable produits à Uwinloc, société toulousaine spécialisée dans la géolocalisation. Il l’a développé ce ballon bénévolement, avec quelques collègues. Il a expliqué l’intérêt de son invention à France Bleu Occitanie pour la Nouvelle éco.

  • La nouvelle éco, du lundi au vendredi à 7h17 sur France Bleu Occitanie, est à réécouter ici.

Comment fonctionne ce ballon connecté ?

C’est un ballon de rugby tout à fait normal d’apparence, à l’intérieur duquel on a mis en place un système éelectronique. Ce système émet un bip régulier et est pilotable via une interface accessible depuis un ordinateur ou un smartphone. Ce bip continu permet aux joueurs de pouvoir repérer le ballon dans l’espace et sur le terrain quand ils sont en train de jouer.

Un grelot ne suffit pas ?

Non, un grelot ne suffit pas car il ne fait pas de bruit quand le ballon est au sol. Ca créé des temps de latence, il n’y a pas de fluidité dans le jeu. Alors que si le ballon bip de manière automatique, ils n’ont pas besoin de bouger le ballon pour reprendre l’action. On peut l’assimiler ce bip à un recul de camion. On peut régler les temps d’allumage et aussi le volume sonore.

Yoni Pomares, le créateur du ballon de rugby connecté
DR

Combien coûte un ballon de rugby connecté ?

C’est un prototype, il est encore en cours d’amélioration et de développement. Mais on vise un prix autour de 500 or 600 €, en fonction des développements qui seront nécessaires pour la version finale.

Quelle trajectoire vous espérez-vous pour ce ballon ?

On espère toucher beaucoup de personnes en leur donnant envie de tester le céci-rugby. On a, par exemple, discuté avec un homme aveugle qui nous a dit qu’il ne faisait pas de sport et que, de manière générale, il avait très peu de contacts physiques avec d’autres gens. Il a testé le céci-rugby et il nous a dit que ça lui a permis de développer d’autres sens, d’être en contact avec des gens. On aimerait bien aider à développer cette pratique en développant le nombre de ballons connectés et en proposant à différents clubs.

Yoni Pomarès espère pouvoir fabriker une dizaine de ballons de rugby connectés d’ici la fin de l’année 2022.

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