Rugby : “Il ya de l’euphorie” avant le début de saison, selon le président de Rodez, Stéphane Floirac

Avant de la reprise de la saison, qui marque le retour de Rodez dans les divisions fédérales, le président fait le point.

Après trois ans d’absence, le rugby ruthénois va retrouver le parfum du niveau fédéral. La réception de Gimont, dimanche 18 septembre à 15 h 30 à Paul-Lignon, symbolize à la fois un retour et une progression. Après la liquidation du Stade Rodez Aveyron, alors pensionnaire de F1, la suite de l’ovale sur le Piton s’est structurée autour du Rodez rugby, reparti en Promotion d’honneur.

Trois ans et deux montées plus tard, voici les hommes de Jérôme Broseta, désormais associé sur le banc à Richard Pioch, prêts à poser leurs crampons en F3. « C’est une première étape accomplieapprécie Stéphane Floirac, le président des sang et or. Dans le projet de reprise du club, l’ambition affichée était de retrouver rapidement le niveau fédéral, afin d’être attractif sportivement pour développer notre politique de jeunes. »

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« Les choses se sont plutôt bien goupillées », ajoute le dirigeant. Il faut dire que le club a profité de deux accessions administratives, la dernière en date en juin, alors que leur saison avait pris fin dès les barrages de finale. « Nous étions partis pour préparer la saison en Honneur. Cela nous a permis de gagner un an », se réjouit-il. Et d’envisager la suite. « La deuxième phase de notre projet n’est pas la plus simple: on veut continuer à construire pour avancer. Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation »previent Stéphane Floirac.

Durant l’intersaison, le club a renforcé son organigramme avec l’arrivée de Patrick Furet dans un rôle de manager, lui l’ancien entraîneur du SRA en F1, qui a connu le monde professionnel dans les staffs de Dax et de Castres. « L’objectif est de retrouver la Fédérale 1 à moyen termeavance le president. Et pour cette saison, on espère viser les phases finales. » En attendant, il savoure l’attente du début de saison et du retour au niveau fédéral. « Avec la montée, il ya de l’euphoriedit-il. On a des joueurs plus motivés, des bénévoles plus impliqués. »

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Retrovailles avec Paul-Lignon

Un retour peut en cacher un autre. Le rugby ruthénois retrouvera aussi le stade Paul-Lignon, dimanche 18 septembre, dont il a été contraint de s’exiler durant la saison passée, en raison des travaux. « Le retour que le maire nous avait annoncé en juin devant nos partenaires est effectifapprécie le dirigeant. On va pouvoir faire une grosse fête, avec une centaine de personnes au repas d’avant match. »

Au-delà du soulagement de renter « à la maison »les retrouvailles du club ruthénois avec son antre habituel constituent une bonne nouvelle sur le plan des finances. « C’était vital pour nous de revenir à Paul-Lignon », assure le president. Son club pourra compter sur la commercialisation des loges des futures tribunes, opérationnelles à partir de janvier. Mais pas seulement. « Dans le rugby amateur, les repas d’avant-match sont très importants dans les finances », ajoute-t-il. Et la présence de la salle des fêtes à proximité de l’enceinte donne de belles possibilités au Rodez rugby. « On peut faire manger jusqu’à 400 personnes »appuie le dirigeant.

Des conditions qui n’étaient pas possibles durant son exil. « Lorsqu’on jouait à La Roque, on ne pouvait pas faire celadit-il. On a même fait deux matches au Trauc, un terrain sans tribune, où on a dû se passer des recettes de la billetterie et de la buvette. »

Un budget en hausse

La montée en gamme du Rodez rugby se retrouve sur le terrain des finances. Sans vouloir préciser les chiffres, Stéphane Floirac parle d’un budget en hausse de « 10 à 15% ». Un apport assuré par le retour à Paul-Lignon, pour les raisons évoquées précédemment. « La saison dernière a été plus difficile que nos prévisions, car on ne s’attendait pas à devoir jouer ailleurs »ajoute-t-il.

Du côté des dépenses, le président avance que le modèle existant est reconduit, « avec des joueurs qui travaillent à côté ou qui sont étudiants ». C’est aussi valable pour les recrues venues de l’étranger, comme le Géorgien Sandro Dvali ou les deux autres renforts attendus prochainement. « On a été clair avec eux, ils savent qu’ils vont travaillerprévient le president. Ce ne sont pas des professionnels, sinon ils seraient allés à un autre niveau. Il s’agit de jeunes joueurs qui veulent tenter leur chance en France. Et c’est très salomeux de leur part. »

« En bon Aveyronnais, on dépense ce qu’on peut dépensersourit-il. On s’est fixé comme principe de ne pas valider un budget si on n’a pas 20% de ce montant dans nos fonds propres. » Une manière d’éviter les tourments qui ont coûté si cher au rugby ruthénois par le passé.

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