Périgueux laisse filer le bonus contre une valeureuse US Tyrosse

« Le niveau des deux équipes, il est sur la première mi-temps, pas sur la deuxième », concède François Gelez, l’entraîneur de l’UST. Pas une bonne nouvelle pour son équipe qui a été inexistante dans le premier acte. Certes, l’équipe landaise a beaucoup d’absents et la blessure à l’épaule droite de Simon Lalanne (3e) n’arrange pas ses affaires. Mais alors, l’UST a laissé Périgueux dérouler son jeu comme à la parade.

Cinq essais

Tout y est passé : les mauls pénétrants, les passes acrobatiques, le jeu dans le dos, les remises sur un pas. À la clé, cinq essais de toute la gamme (en bonus un doublé de Madioke Konaté et le premier essai avec l’équipe fanion de Benjamin Yard), du plus construit au plus opportuniste et une seule équipe sur le terrain. Le CA Périgueux était en démonstration, charmant son public qui le retrouvait pour la première fois de la saison. Tyrosse n’a franchi la ligne médiane (hors de coups de pied de renvoi) qu’à la 20e minute.


Les Tyrossais ont mis une mi-temps à entrer dans le match.

Michel Faure

Bref, « une première période propre ou tout le monde a fait son job », apprécie le talonneur Baptiste Arvouet. Le problème, c’est que les joueurs sont rentrés aux vestiaires et n’en sont pas vraiment sortis. « J’étais content : cinq essais, 38 points, tout allait bien. Après, on a perdu notre discipline, on an encaissé deux essais sur des mauls, on n’a pas mis assez d’intensité. C’est un peu comme à Auch. On a baissé de rythme », regrette Richard Hill, l’entraîneur capiste.

0-15 pour Tyrosse

Au contraire des Landais qui n’avaient plus rien à perdre, fors l’honneur. Et les Tyrossais ont repris le dessus. Périgueux a commis les mêmes erreurs qu’à Auch : indiscipline (sept pénalités contre en seconde période), défense sur les pénaltouches perfectible (deux essais encaissés) et touche moins précise (deux lancers perdus). « À la mi-temps, les joueurs se sont donnés comme challenge de gagner la deuxième mi-temps, on retient ça», appuie Gelez.

Richard Hill a fait le choix de faire tourner tôt, trop peut-être. « Certains joueurs clés sont sortis trop tôt, cela n’a pas aidé », concède-t-il. À sa décharge, Karl Lambert avait mal à un genou et il lui faut protéger une ligne de trois-quarts déjà fragilisée. L’UST s’en moquait et profitait de toutes les opportunités. Le CAP, lui, grimaçait et perdait même un point de bonus offensif qu’il semblait avoir sécurisé mais qu’il a eu le tort de ne pas conforter, à force de ne pas appuyer là où il faisait h ses mal.

« Je suis déçu qu’on ait perdu le point de bonus mais cela nous laisse une marge de progression », positive Hill.

Leave a Comment