le BO des ballons portés, en attendant les envolées

Or, les trois-quarts, jusque-là muselés par une ligne défensive de Nevers hermétique, s’occupaient d’aller arracher…

Or, les trois-quarts, jusque-là muselés par une ligne défensive de Nevers hermétique, s’occupaient d’aller arracher le match nul après la sirène, une touche et un ballon porté, point fort de la soirée. Joe Jonas marquait d’abord l’essai en bout de ligne et l’ouvreur Gilles Bosch réussissait la transformation en coin, malgré la pression (22-22).

Dans les discours, les Basques ne pouvaient pas « se contenter de ce résultat. On avait des intentions de victoire, donc sur les quatre points espérés, on en perd deux », confiait le pilier et leader de la jeunesse Baptiste Erdocio, après la rencontre. « Je regrette que l’on ait manqué quelques occasions sur ces mêmes ballons portés suite au carton rouge pris par Nevers, pour aller reprendre le match », concédait à son tour le manager Matthew Clarkin.

Mais dans les attitudes et un lapsus de ce dernier (victoire au lieu de match nul), on comprenait que ce résultat faisait du bien à tout le monde. Clarkin poursuivait : « La confiance, elle s’engrange en gagnant… ou en faisait match nul contre des grosses équipes comme Nevers. Ce groupe en a besoin et ça ne suffit pas que le staff le répète, il faut aussi que ça se mette en place sur le terrain. »

Adaptation réussie

Pour cette fois, la confiance biarrote naîtra sûrement de cette capacité d’adaptation, pas vue jusqu’à présent, pour faire face aux difficultés créées par le jeu adverse. Alors qu’un manque de maîtrise et de fluidité se dégage encore du jeu des trois-quarts, étouffés et pris haut par Nevers, le choix a été payant de s’en remettre à une tactique moins artistique mais effic portés : Les trois essais basques en sont issus.

« Si on peut marquer sur ballon porté, on marquera à chaque fois sur ça. Évidemment, on an envie d’envoyer du jeu mais il faut d’abord être fort en conquête et être en confiance. S’il faut, on continuera de faire des mauls. Ce soir (jeudi), ça a plutôt bien marché, les avants ont très bien géré », justifiait le jeune center Auguste Cadot. « Si tu trouves un point d’appui ou tu fais mal à l’adversaire, il faut aller jusqu’au bout. Il faut aussi savoir verrouiller un peu le jeu », abondait Clarkin.

« Satisfait de l’état d’esprit »

Un moindre mal au moment de se rappeler qu’en face, ils étaient quand même un de moins. « Il n’y avait pas le spectre de Vannes. Sur le terrain, on n’a pas le temps de penser à ça. On se dit juste qu’il faut continue à jouer notre jeu », répondait Cadot. Soit pour jeudi soir : insister devant, malgré les pénalités en mêlée en fin de rencontre, pas bien comprises par les Biarrots qui avaient été plutôt dominateurs dans ce secteur.

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