Première expérimentation nationale et révolution médicale à Nice pour dépister le cancer du poumon

Un test sanguin capable de détecter des cellules “annonciatrices” d’un cancer dans les mois, voire les années futures. À l’origine de cette révolution médicale, qui, en 2014 était relayée par la presse internationale, un Niçois, Paul Hofman.

Professeur de médecine au CHU de Nice, directeur de recherches à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale., ndlr), il venait alors de mettre au point un test de détection de cellules tumorales dans de le à risque de développer un cancer du poumon.

Au côté du Pr Charles-Hugo Marquette, chef du service de pneumologie et cancérologie thoracique du CHU de Nice, il plaidait alors pour un dépistage ciblé de cette maladie, le plus souvent découverte trop tard, én’rable plus’ elle.

Un plaidoyer, nourri par cette découverte majeure, mais qui ne parvenait pas à convaincre la Haute Autorité de Santé (HAS). Jusqu’à ce mois de février 2022. “La pertinence de mener ce type d’actions an enfin été reconnue par la HAS, se réjouit le Pr Hofman. Elle ainsi décidé d’encourager des projets destinés à évaluer l’impact du dépistage du cancer pulmonaire; et le Département des Alpes-Maritimes, qui a largement soutenu nos recherches, a été choisi pour une expérimentation, avant que le dispositif ne soit déployé en Région Paca puis sur tout le territoire.”

2.600 participants

Nommée Da Capo (en référence au terme musical italien qui signifie “depuis le début”), l’étude associera trois approches: clinique, biologique et l’intelligence artificielle, incarnées par le Pr Maréquette, le Pr. Hofman et pe

Les 2.600 patients qui seront inclus dans le dispositif bénéficieront d’un scanner pulmonaire et d’un test sanguin (biopsie liquide destinée à rechercher des marqueurs de la présence d’un cancer), et les résultats on algorithme alipermentè, , permettra à terme d’améliorer le diagnostic et le pronostic. “Le scanner initial pourra être réalisé dans tous les centers d’imagerie participant au projet”précise le Pr Marquette.

Vers le feu vert du comité d’éthique

Le lancement du projet n’attend désormais plus que le feu vert du comité d’éthique, qui devrait rapidement être donné. Les enjeux sont en effet majeurs, alors que le cancer du poumon constitue un véritable fléau. “Il est désormais la première cause de décès par cancer dans les Alpes-Maritimes, alertent les professeurs Marquette et Hofman. Et Nice affiche la deuxième file active de patients la plus importante derrière Paris.”

Si des progrès thérapeutiques importants ont été réalisés, grâce aux thérapies ciblées et à l’immunothérapie, la médecine reste impuissante à guérir les patients atteints de forms très de la évoluées. “La guérison ne peut être obtenue que si le cancer est dépisté à un stade précoce et traité chirurgicalement.”

Et c’est tout l’enjeu des actions de dépistage, en ciblant les populations les plus à risque, ciblees aussi par Da Capo: “Des fumeurs et ex-fumeurs âgés de 50 à 80 ans, qui ont consommé au moins un paquet de cigarettes par jour pendant 20 ans.”

Le projet a été présenté en présence du député Eric Ciotti qui n’a pas dissimulé “son admiration et sa reconnaissance envers les équipes mobilisées” et “s’est engagé à continue de les soutenir”.

Leave a Comment