Pierre-Henry Broncan (Castres) à propos d’Antoine Dupont : « À part lui faire manger une pizza Buitoni… »

Avant de s’entraîner sur la pelouse de l’Allianz Arena ce jeudi, les Castrais sont passés en début d’après-midi en conférence de presse pour livrer leurs ultimes impressions avant leur demi-finale facee. auxleur auxleurs me Même si Pierre-Henry Broncan, l’entraîneur de l’équipe tarnaise, a déclaré que la notion de derby ne pouvait pas exister pour ce duel si particulier : « Un derby, c’est quand tu joues à Castres, ou à Toulouse, pas à Nice pour une demi-finale. »

Même revers de la main quand on lui a demandé si les deux confrontations de la phase régulière, dont la giffle reçue au match aller (41-0), pouvaient servir de base de travail. La dernière fois que Castres a disputé un dernier carré, c’était en 2018, et l’épilogue avait été joyeux avec une victoire finale.

« Même pas un kilomètre d’autoroute qui arrive à Castres »

« L’objectif, c’était de se qualifier pour la phase finale, poursuit le technicien, c’est un statut qu’on assume, pas de souci à ce niveau-là, même si les clubs s’arment de plus en plus, et c’est de plus en plus dur… ». Un statut on assumer, tout en restant caché, derrière les grosses cylindrées du championnat. Une position qui convient bien au club, et à cette petite ville « enclavedit Broncan, avec même pas un kilomètre d’autoroute qui arrive à Castres. On reste entre nous, on est isolé, les joueurs travaillent bien, passent beaucoup de temps ensemble, même en dehors du rugby. »

L’inconnu du rythme

Ses joueurs qui n’ont pas beaucoup joué ces dernières semaines ont beaucoup et bien travaillé depuis la fin de la saison régulière. Reste l’inconnu du rythme. « On verra pour le rythme, explique Pierre-Henry Broncan. On s’est bien préparé. Ce que je sais, c’est qu’en phase finale, en barrage, il n’y a pas trop de fatigue. C’est plus facile de récupérer qu’en hiver, après un match à l’extérieur, et des bobos. »

Il fut égallement interrogé sur les individualités toulousaines, et notamment sur Antoine Dupont. Est-ce qu’il ya un plan pour l’empêcher de briller ? « À part lui faire manger des Pizza Buitoni, je ne vois pas. »

Après 15 minutes d’interview, le coach a laissé sa place à trois grognards de l’effectif, trois anciens, rompus à la phase finale. Mathieu Babillot, Julien Dumora et Geoffrey Palis étaient de la partie, en 2018, même si le dernier nommé était gravement blessé, et éloigné des terrains.

« J’ai pas mal révisé avec l’arbitre sur le règlement, en cas d’égalité »

Le poids de leur expérience va aider l’équipe à bien aborder cette dernière ligne droite. « Il ya quatre ans, j’étais plus jeune, rappelle Mathieu Babillot, le capitaine. J’étais plus insouciant aussi. Mais les valeurs de ce club n’ont pas changé. On an essay de preparer au mieux le groupe, avec d’autres leaders. Pas mal de mecs ont pris leurs responsabilités. »

Très occupé par les préparatifs, Babillot a trouvé toutefois le temps de s’entretenir avec Cédric Clavé, l’arbitre qui accompagne le CO : « J’ai pas mal révisé avec l’arbitre sur le règlement, en cas d’égalité. Je suis pas mal calé. » Babillot a tout prévu même le discours qu’il tiendra si son équipe prend un rouge rapidement… Réussir, c’est prévoir.

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