les prix de l’essence ont baissé la semaine dernière

Si le prix du litre de diesel est resté stable, la facture pour un plein d’essence a baissé de cinq centimes, selon les données du ministère de la Transition écologique.

Bonne nouvelle pour les juillettistes qui s’apprêtent à prendre la route dans quelques jours : à l’orée des vacances d’été, les prix des carburants redescendent légèrement. D’après les dernières données du ministère de la Transition écologique, la semaine dernière, les prix du gazole et de l’essence ont perdu quelques centimes.

Vendredi, ainsi, le liter de gazole se stabilisait et coûtait, en moyenne, 2,1302 euros. Un montant en baisse de moins d’un centime par rapport à la semaine précédente. La chute est plus marquée pour l’essence, qui a perdu cinq centimes en sept jours : le liter de SP95-E10 s’affichait ainsi à 2,0365 euros, celui de SP95 à 2,0867 euros et celui de SP98 à 2, 1485 euros. Si le diesel reste proche de son record historique, les trois autres carburants majeurs ont donc baissé pour la deuxième semaine consécutive.

Cette dynamique s’explique notamment par une baisse du cours de la matière première : vendrredi, le baril de Brent coûtait ainsi 113 dollars, contre plus de 120 dollars deux semaines plus tôt.

Incertitude sur les mesures mises en place cet été contre les prix élevés

Reste à voir si cette dynamique s’inscrira dans le temps long, alors que les congés d’été risquent d’entraîner une hausse de la demande, dans un contexte où l’offre est plus limitée. Plus largement, dans le domaine énergétique, la hausse des prix qui écrase de plus en plus les ménages ne devrait pas faiblir avant la fin de l’année. Dans sa dernière note de conjoncture, publiée en fin de semaine dernière, l’Insee tablait sur un taux d’inflation à «un peu moins de 7% en septembre». Il devrait ensuite se stabiliser, entre 6.5% et 7%, d’ici fin 2022, pour une moyenne annuelle à 5,5%.

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Les mesures mises en place par l’exécutif ont permis de limiter ces augmentations, notaient égallement les statisticiens nationaux:bouclier tarifaire» et remise au litre ont diminué «de 2 points l’inflation d’ensemble en mai», calculaient-ils, précisant que la remise seule limitait l’inflation de 0,4 point de pourcentage, en glissement annuel. Quelques points seulement, certes, mais de quoi soulager le portefeuille des ménages obligés de prendre leur voiture pour travailler, vivre et consommer…

Si la remise au litre doit, en théorie, s’éteindre à la fin de l’été, les autorités planchent sur les pistes qui doivent prendre le relais. L’exécutif compte sur un dispositif plus ciblé, visant les «gros rouleurs», quand les oppositions, à l’Assemblée nationale, proposent de geler les prix des carburants ou de baisser les taxes qui pèsent entre 55% et 60% de la facture finale. Des pistes auxquelles le patron de Bercy a fermé la porte: «Des dépenses supplémentaires de l’ordre de 20 ou de 25 milliards d’euros sur le carburant […] sont trop coûteuses, ou alors il faudra renoncer à d’autres choses», averti bruno le Maire ce lundi, ajoutant que la «cote d’alerte» sur les finances publiques avait été atteinte.

Dans l’immédiat, le ministre de l’Économie et des Finances comptait demander à TotalEnergies de faire un «effort» supplémentaire, soit en prolongeant sa remise de dix centimes par litre accordée depuis quelques mois, soit en l’étendant, soit en l’augmentant. Une réunion avec le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, s’est tenue ce lundi matin. Ce dernier «partage l’idée que les entreprises doivent prendre toute leur part dans ce combat contre l’inflation» et ses équipes doivent «faire la meilleure proposition possible, dans les jours qui viennent», indian-t-on à Bercy.


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