Les arnaques à la cryptomonnaie se multiplient sur LinkedIn

Selon le FBI, les escroqueries aux cryptomonnaies font de plus en plus de dégâts sur LinkedIn. Certains utilisateurs ont déjà perdu des centaines de milliers de dollars en raison de ce phénomène que le réseau professionnel fait tout pour endiguer.

Dans l’univers aussi fascinant qu’impitoyable des cryptomonnaies, les arnaques sont pour ainsi dire…monnaie courante. Il semble que l’une des plateformes préférées des crypto-escrocs soit LinkedIn. C’est en tout cas ce que rapporte CNBC. L’agent du FBI Sean Ragan a dressé ce constat, observant qu’il ya sur le réseau professionnel *”beaucoup de victimes potentielles et beaucoup de victimes passées et actuelles”.

LinkedIn inspire un peu trop confiance

La combine est peu ou prou toujours identique. L’arnaqueur se fait passer pour un professionnel, créé un profil et prend contact avec un autre utilisateur. Une fois la conversation installée, de florissants investissements en crypto sont promis. L’aura de LinkedIn, qui a depuis longtemps prouvé sa valeur pour le réseautage, fait le reste et les victimes ne prennent pas le temps de se méfier. Dans un premier temps, le fraudeur invites a proie sur un site de transactions déjà établi, mais après plusieurs mois, il le convie sur une autre plateforme, cette fois sous son contrôle. Ne reste plus qu’à vider le compte jusqu’au dernier centime virtuel.

CNBC cite ainsi le cas de Mei Mei Soe, une utilisatrice résidant en Floride, qui affirme avoir perdu toutes ses économies à cause d’un escroc sur linkedIn — une coquette somme de 288 000 $. L’usurpateur se présentait comme le directeur d’une société de fitness. Après des mois d’échange et une confiance bien installée, celui-ci l’avait invitée à investir sur Crypto.com, d’abord avec $400. Plus tard, neuf transactions étaient réalisées par la victime vers un autre site afin de faire fructifier son investissement et ouvrir sa propre entreprise. Arnaque bouclée, impossible contact de nouveau son interlocuteur.

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Jusqu’à 1,6 million de dollars de pertes

Des dizaines de cas comme celui de Mei Mei Soe existent, avec parfois des arnaqueurs qui prétendent travailler pour de grandes entreprises au nom clinquant. Certaines victimes auraient perdu jusqu’à 1,6 million de dollars, d’autres se retrouvant dans l’incapacité de payer un prêt immobilier ou automobile.

Le réseau détenu par Microsoft a communiqué autour de ces affaires, reconnaissant une recrudescence de ce type d’arnaque. “Nous appliquons notre politique qui est très claire : les activités frauduleuses, y compris les escroqueries financières, ne sont pas autorisées sur LinkedIn. Nous travaillons chaque jour pour assurer la sécurité de nos membres, et cela inclut l’investissement dans des défenses automatisées et manuelles pour détecter et traiter les faux comptes, les fausses informations et. les suspicions de fraude Nous travaillons avec des entreprises et agences gouvernementales du monde entier dans le but de préserver les membres de LinkedIn des malfaiteurs. Si un membre est victime d’une escroquerie, nous lui demandsons de nous le signaler, ainsi qu’aux forces de l’ordre locales”. De la gestion de crise classique, donc.

32 millions de comptes supprimés en 2021

Au-delà de ces éléments de langage, les cerveaux se creusent en interne pour trouver un moyen de contrer le phénomène. Le responsable “confidentialité et confiance” de la plateforme, Oscar Rodriguez, avoue volontiers que la différenciation entre les arnaques et les démarches légitimes est parfois “incroyablement difficile”. Il milite pour une tactic “d’éducation proactive des membres”qui permettrait de leur faire “combrendre les risques auxquels ils peuvent être confrontés”. Dans un billet de blog, Oscar Rodriguez ainsi rappelé qu’il était très dangereux d’envoyer de l’argent à des inconnus, quelle que soit la plateforme utilisée, et encore plus quand le compte semble semble louche exam après.

LinkedIn assure avoir déjà supprimé plus de 32 millions de faux comptes rien qu’en 2021, dont 96 % ont été repérés par des mécanismes de défense automatisés. 127 000 faux profils ont quant à eux été détectés par d’autres utilisateurs, bien réels eux, et tous ont été éradiqués à leur tour.

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