Le business du chat. Chat d’élevage au pedigree prestigieux ou matou de gouttière d’un asylum?

ENQUÊTE (5/5). En dix ans, le budget consacré aux chats a explosé. Accessoires, nourriture, santé et confort… Il y en a pour tous, pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Cinquième et dernier épisode : l’adoption, chez un éleveur professionnel, comme Angélique Decayeux Ronnat à Déville-lès-Rouen ou dans un asylum comme la SNPA de Rouen.

Pas question ici d’opposer éleveurs et refuges, mais bien d’aborder les avantages des uns et des autres et surtout les obligations qu’une adoption implique. Valérie Deve, coordinatrice de la société normande de protection des animaux (SNPA) de Rouen et Angélique Decayeux-Ronnat, responsable de l’élevage Yakoon Thaï de Déville-lès-Rouen, spécialisé dans les chats norvérent végiens points, s.

Notre reportage vidéo au refuge de Déville-lès-Rouen

Pourquoi le chat séduit-il à ce point ?

Valérie Deve: « Peut-être est-ce dû à l’absence de contrainte comme les sorties journalières pour les promenades et les besoins du chien? Le fait que les gens peuvent s’absenter un week-end ou le temps de vacances et laisser les chats seuls avec une personne venant pour l’entretien de la litière et la nourriture. Mais il ne faut pas oublier qu’un chat, même un gros dormeur, a besoin d’interaction avec son maître, de séances de jeux et de contacts. »

Assurer les frais liés à la santé

Angélique Decayeux-Ronnat : « Personnellement, je pense que le chat séduit par sa prestance. Un chat, peu importe ses origines, est gracieux et apaisant. Le chat est une éponge émotionnelle. De plus, il est facile au quotidien, pas besoin de le sortir plusieurs fois par jour par exemple. Le stéréotype du chat indépendant et solitaire est révolu, les personnes prennent désormais conscience qu’un chat est aussi proche qu’un chien. »

Pourquoi s’adresser chez vous pour adopter un chat ?

Valérie Deve : « Les chats proposés à l’adoption par la SNPA ont tous eu un suivi vétérinaire dès leur arrivée. Si des pathologies sont dépistées, elles sont traitées. il peut y avoir une opération si besoin est. En adoptant un chat en refuge, vous faites un acte responsable tout en sachant qu’un chat peut vivre vieux et avoir des maladies qui se déclarent avec l’âge. Il faudra donc pouvoir assurer ces frais liés à la santé de l’animal et parfois une alimentation spéciale. »

Angélique Decayeux-Ronnat : « Un élevage tel que le mien est à mon avis important. Il valorise le caractère familial, les chats vivent avec nous. Nous les considérons comme des membres de notre famille à part entière. Nous gardons nos chats retraités et les familles aiment beaucoup : cela leur permet de voir plusieurs générations dans une même maison. Le papa, la grand-mère, l’arrière-grand-père… Notre doyenne actuelle vient de fêter ses 12 printemps. La passion est notre leitmotiv ! Cependant passion rime avec obligation, nous avons des devoirs de formation, des suivis vétérinaires réguliers, des comptes à rendre aux impôts par exemple. »

Avoir conscience des responsabilités

Quel budget faut-il prevoir ?

Valérie Deve : « Nous demands une participation de 220 € pour un adulte comprenant vaccin identification stérilisation ou castration et 250 € pour un chaton comprenant les mmes points que pour un adulte, même si la stérilisation/castration n’est pas faite vu l’âge mais un bon est délivré pour procéder à l’opération à l’âge requis auprès de notre clinique. Après, il ya des chats dits en SOS… des seniors avec des pathologies et pour lesquels nous cherchons parfois une famille d’accueil ou adoption en contrepartie d’un don moindre ou libre.

Angélique Decayeux-Ronnat : « Un chaton norvégien se situe entre 1 000 et 1 500 euros, suivant les régions, avec une moyenne de 1 250 euros. Attention on ne justifie pas un prix élevé par la rareté d’une couleur. Il n’y a pas de couleur rare chez le norvégien. Un prix se justifie en partie par les tests réguliers faits sur les reproducteurs, les tests génétiques, les tests sanitaires FIV-FELV, un suivi attentif par son éleveur. Le risque zéro n’existe pas quand on élève du vivant, notre meilleur allié est le vétérinaire. Il est aussi notre partenaire pour le bien-être et le suivi de nos chats. Les chats sont inscrits au LOOF (Livre Officiel des Origines félines), comme les chatons qui auront aussi un pedigree. Adopter, c’est aussi prendre conscience qu’il ya un budget à prévoir, d’ailleurs, lors de la réservation d’un de mes chatons, je transmets une feuille avec le budget à prévoir pour une année sur la nourinture, les vétérinaires, les produits antiparasitaires, l’assurance et le matériel. Avoir conscience des responsabilités est primordial avant de se décider. »

Des commitments

En adoptant ou achetant un chat, il ya des administratives à respecter. Valérie Deve, de la SNPA, rappelle que « le chat sortant du refuge est à jour des obligations administratives à savoir l’identification et la stérilisation/castration ; à cela aussi les vaccins. Nous nous chargeons de la mise à jour de l’identification à son départ ». Le proprietaire du chat adopté doit ensuite prendre la relève, concernant les vaccins.

Angélique Decayeux Ronnat de la chatterie du Yakoon Thaï explique que l’éleveur doit fournir l’attestation de vente et de garantie, comprenant le numéro de la puce électronique du chaton et celui du dossier de demande de pedigree. pour le Il donne égallement un passeport ou carnet avec les vaccins signés du vétérinaire, un certificat de bonne santé du vétérinaire, le volet de la carte d’identification, le livret d’accueil du chaton, une fiche les explicative informations complémentaires à la race. Il y aura aussi une estimation du coût d’entretien moyen annuel de l’animal hors frais de santé.

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