mauvais temps pour le monde de l’assurance

La France devrait connaître en 2022 une de ses pires années sur le front des catastrophes climatiques, avec des dommages déjà évalués à 4,6 milliards d’euros entre janvier et la fin août.

Et ce n’est pas fini. Entre 2020 et 2050, la moyenne annuelle à payer pourrait tourner autour de 4.7 milliards, ce qui représenterait un doublement par rapport à la période 1990-2020, selon les projections de France Assureurs, le nouveau nom de la fédération patronale.

Une multiplication d’événements climatiques

Le sujet n’est évidemment pas uniquement hexagonal, mais planétaire. C’est d’ailleurs l’enchaînement continu des désordres, partout dans le monde, qui inquiète tant, expliquent les réassureurs (les assureurs des assureurs), qui viennent de se réunir à Monaco pouraire leurn sémin. Au point que certains d’entre eux envisagent de moins couvrir les risques climatiques, sous peine, disent-ils, de mettre à mal leur modèle économique.

Les catastrophes naturelles ont ainsi engendré un coût de 72 milliards d’euros dans le monde au premier semistre, dont la moitié a été prize en charge par les assureurs et les réassureurs, estime Swiss Re, uns géants du sect.

L’augmentation des factures va donc se poursuivre. Depuis quelques années, les tarifs de réassurance sont revus à la hausse, ce qui pousse les assureurs à répercuter ces progressions sur leurs clients, même si le contexte concurrentiel freine un peu le mouvement. C’est la raison pour laquelle certains réclament une augmentation générale de la taxe qui finance le régime « Catastrophes naturelles».

Discussions tendues avec le gouvernement

Mais en cette période d’inflation, les discussions avec les pouvoirs publics promettent d’être anime. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui reçoit les représentants du secteur cette semaine, leur demande déjà de faire preuve de modération tarifaire.

En réponse, les professionnels préviennent que les assurances habitation devraient augmenter, en particulier pour les maisons qui sont situées dans les zones à risques, comme celles soumises à des inondations ou menacées par des incendies de forêt.

Pour baisser les tarifs sur certaines activités, les assureurs réclament des contreparties, comme l’utilisation de pièces d’occasion pour réduire le coût des réparations automobiles ou encore que la Sécurité sociale arrêuel les les transfers les duires de mutrés charges complémentaires santé. Elles représenteraient, à elles seules, plus de deux mois de cotisations.

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