Auto, habitation, santé… pourquoi toutes les cotisations d’assurance vont bondir en 2023

Les professionnels du secteur n’en faisaient pas mystère : les primes d’assurance auto, habitation et santé vont sérieusement grimper en 2023. D’après le cabinet de conseil Facts & Figures, qui a dévoilé ses s s projections ember, 14 bondir de 3 à 5% pour les contrats auto et santé et jusqu’à 8% pour certains contrats habitation. Des estimations plus pessimistes que celles formulees l’année dernière par le même cabinet (3% au maximum). L’ensemble de ces résultats est exprimé en comparaison de 2019, dernière année avant l’irruption de la crise sanitaire qui a bouleversé le marché de l’assurance.

Assurance auto

Malgré une possible modération du nombre de kilomètres parcourus par les Français (sous l’effet de la hausse du prix du carburant et du co-voiturage) et la montée en puissance des pièces de réemploi (les pièces d’occasion reconditionn), auto doivent faire faire à une triple contrainte. D’abord, le parc français se transforme, avec la domination croissant des coûteux SUV (à l’achat comme à la réparation), qui représentent désormais 42% des ventes de véhicules neufs. Si en plus de cela leur moteur est hybrid ou électrique, comme c’est le cas de plus d’un tiers des véhicules neufs, les accidents sont bien plus onéreux à prendre en charge.

De manière plus générale, l’ensemble des véhicules sont désormais plus valorisés sur le marché grâce aux composants électroniques embarqués. Et la main-d’œuvre nécessaire à leur réparation revient de plus en plus cher. “Le coût horaire explose en conséquence”, souligne Facts & Figures. Ajoutez à cela l’explosion du prix des pièces détachées (+7,7% pour un rétroviseur gauche, +8% pour un pare-brise avant) et vous obtenez une augmentation des cotisations située entre 3 et 5% pour 2023. L’ addition devrait être encore plus salée pour les véhicules SUV, hybrides ou électriques.

Assurance habitation (MRH)

C’est bel et bien en assurance habitation que les hausses devraient être les plus prononcées. Comme l’avait déjà annoncé France Assureurs, le principal risque sera climatique : inondations, orages et désormais sécheresses à répétition. Ces dernières privent les terres d’eau avant que les précipitations ne les fassent subitement gonfler. Conséquence: les pavillons aux fondations trop faibles se fissurent. “Avec une tendance à l’augmentation du coût annuel des événements climatiques de l’ordre de 1 à 2 milliards d’euros, le secteur n’a d’autre choix que d’augmenter sestime tarifs pour les absorbers”, es Figures.

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A ce facteur structurel peut-être ajouté un facteur conjoncturel: le prix des matériaux de construction, tout comme celui de la main-d’œuvre, subit une inflation galopante. Les pièces nécessaires à la fabrication des logements empruntent logiquement le même chemin : les charpentes de bois coûtent 11.7% de plus qu’en 2021. Même flambée des prix pour les couvertures en tuiles de terre cuite. Pour ces raisons, les primes des contrats devraient subir une hausse moyenne de 3%, en plus d’une réévaluation forfaitaire de 10 euros par an au titre du risque climatique. Les biens les plus risqués, situés en zone inondable ou de sécheresse, devraient même écoper d’une hausse additionnelle de 3 à 5%.

Assurance santé

Enfin en santé, le vieillissement de la population demeure le principal facteur de hausse des cotisations. Entre 55 et 65 ans, les primes des contrats sont revalorisées de 2% chaque année, et même de 3% à partir de 75 ans. De quoi permettre aux assureurs d’absorber la consommation de soins croissantte dans la vie de l’assuré. “Cette dérive est désormais quasi systématiquement price en compte par les complémentaires dans la tarification de leurs contrats en santé individuelle”, confirme Facts & Figures.

Les mutuelles et assurances santé ont en parallèle dû assumer une augmentation de leurs dépenses avec la pleine mise en place de la réforme du 100% santé. Si le gouvernement tablait sur une réforme neutre pour les complémentaires, la réalité s’est révélée bien différente. Les contrats d’entrée de gamme ont dû se mettre à niveau pour permettre aux assurés de profiter de soins auditifs, dentaires et optiques, sans aucun reste à charge. Les dépenses de ces contrats “low cost” ont donc bondi de 12% selon le cabinet de conseil. Avant même l’application des hausses de tarifs liées à l’age, le coût d’une assurance santé devrait donc augmenter de 3% à 5% l’année prochaine.

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