Île d’Orléans : perquisition dans une entreprise de chiens de traîneau

La SQ refuse pour l’instant de dévoiler le moindre détail par rapport à l’opération policière qui s’est déroulée au 186, côte Lafleur. Le terrain abrite un chenil, une résidence ainsi que l’Auberge Le p’tit bonheur, qui a égallement cessé ses activités.

L’ensemble de la proprieté a été mis en vente au début de la semaine.

La perquisition a débuté vers 9 h et s’est terminée aux alentours de 15 h.

Malgré la cessation des activités d’Expédition Mi-Loup, des chiens étaient toujours présents sur le terrain de l’entreprise lors du passage de Radio-Canada, jeudi.

Photo: Radio-Canada / Israel Tanguay

L’une des actionnaires de l’auberge et d’Expédition Mi-Loup, Elisabeth Leclerc, occupe un poste de conseillère municipale à Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans. Mme Leclerc a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada.

L’actionnaire majoritaire des deux entreprises est Antoine Simard.

M. Simard et Mme Leclerc n’étaient plus à la tête des opérations d’Expédition Mi-Loup, mais en demeuraient les propriétaires. Tanya Fournier-Veilleux gérait l’entreprise depuis environ deux ans. Elle n’a pas voulu nous parler à la caméra.

Indignation

Expédition Mi-Loup avait fait les manchettes à l’hiver 2020 après que des vidéos montrant un de ses employés frapper un chien avaient été diffusées sur les réseaux sociaux.

Les images avaient soulevé une vague d’indignation sur Internet. L’entreprise avait d’ailleurs suspendu ses activités après avoir reçu des menaces violentes lui laissant crindre pour la sécurité de ses employés et de ses clients.

Capture d'écran d'une vidéo montrant un employé se tenant debout, à côté d'un attelage de chiens de traineau.

En février 2020, une vidéo montrant un employé d’Expédition Mi-Loup asséner une claque à un chien de traîneau avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. (Archives)

Photo : Facebook/Melina-Anne Shaffer

En février dernier, un reportage du réseau anglophone CTV s’est intéressé à différentes allégations de maltraitance envers les animaux visant l’entreprise.

Des activists pour les droits des animaux racontaient être entrés illégallement à l’intérieur des locaux d’Expéditions Mi-Loup afin d’obtenir des preuves de mauvais traitements.

Ils auraient découvert les corps d’un chien adulte et de plusieurs chiots dans un congélateur ainsi qu’une installation artisanale qui aurait servi à euthanasier des chiens.

Fermeture

Expédition Mi-Loup a cessé ses activités quelques semaines après la diffusion du reportage de CTV. La plupart des animaux auraient été évacués du chenil vers un lieu sûr lors du premier week-end d’avril.

Deux femmes examinent le contenu de corbeilles à recyclage sur un terrain en milieu rural.

La perquisition s’est déroulée durant plusieurs heures.

Photo: Radio-Canada / Israel Tanguay

Selon nos informations, plusieurs personnes ont porté plainte à la SQ après avoir visionné le reportage de CTV. Le corps policier n’était toutefois pas en mesure jeudi de confirmer que la perquisition était liée à ces plaintes. Il s’est limité à dire que l’opération découlait d’une enquête.

L’activiste Shay Lee affirme s’être rendue clandestinement chez Expédition Mil-Loup à plus d’une reprise pour prendre des photos et des vidéos de ses installations. Elle était heureuse d’apprendre qu’une perquisition était en cours à l’entreprise de l’île d’Orléans.

Avec un peu de chance, ce qui arrive aujourd’hui est un premier pas dans la bonne direction en vue d’obtenir justice pour ce qu’on a fait subir à tous ces chiensa confié Mme Lee en entrevue à Radio-Canada.

Avec la collaboration de Colin Côté-Paulette et de Camille Carpentier

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