Tête-à-tête avec… Brian Burke | LNH.com

Dans le cadre des textes de la série « Tête-à-tête avec… », nous nous entretenons avec des acteurs du monde du hockey afin d’en apprendre plus sur leur vie sur la glace et à l’extérieur. Cette édition spéciale de la saison morte met en vedette le président des opérations hockey des Penguins de Pittsburgh Brian Burke.

BUFFALO – Brian Burke a bon espoir de voir les Penguins de Pittsburgh recréer un peu de magie en séries éliminatoires cette saison.

Une partie de cet espoir provient du fait que le noyau de l’équipe a été conservé intact durant la saison morte. Sidney Crosbyle capitaine de 35 ans qui entame sa 18e saison à Pittsburgh, retrouvera Evgeni Malkin (36 ans) et Kris Letang (35), l’attaquant et le défenseur venant chacun de décrocher un nouveau contrat.

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Les Penguins ont participé aux séries dans chacune des 16 dernières saisons, mais n’ont pas franchi le premier tour éliminatoire depuis 2018. -1 dans la série quatre de sept.

« C’était notre priorité de mettre Letang et Malkin sous contrat, sans aucun doute, an affirmé Burke. Nous avons aussi fait signer une nouvelle entente à Bryan Rust, c’était important. Nous avons conclu une entente avec Rickard Rakellmais notre priorité était de ramener Letang et ‘Geno’ et nous en sommes ravis. […] Nous pensons avoir une bonne équipe. Oui, certains joueurs vieillissent, mais Geno est en santé. C’est un gars d’un point par match. Letang a fait partie des 10 meilleurs défenseurs de la LNH l’an dernier, alors je pense qu’ils ont encore du bon hockey à offrir. »

Burke, nommé président des opérations hockey le 9 février 2021, a des connaissances élargies dans le monde du hockey. Il a travaillé 32 ans à titre de dirigeant dans la LNH et a remporté la Coupe Stanley en tant que directeur général des Ducks d’Anaheim en 2007. Il a occupé le rôle de DG des Whalers de Hartfordet desucks (1992-93) de Vancouver (1998-2004), de président et DG des Maple Leafs de Toronto (2008-2013) and président des opérations hockey des Flames de Calgary (2013-2018). Il a égallement agi à titre de vice-president à la direction et directeur des opérations hockey de la LNH de 1993 à 1998.

L’homme de 67 ans aussi été analyste pour le réseau Sportsnet et dans le cadre de « Hockey Night in Canada».

LNH.com s’est entretenu avec Burke pendant le Tournoi des recrues à Buffalo le 18 septembre. Il a discuté des récents ennuis des Penguins en séries, de la situation des gardiens de but, des leçons de vie offertes by Lou Lamoriello et d’autres sujets dans un exercice de questions-réponses.

Pittsburgh n’a pas été en mesure de remporter une seule série lors des quatre dernières saisons. Pourquoi?

« D’une part, il faut parler de la qualité de nos adversaires qui augmenté. Tu ne devrais jamais perdre une série sans donner le crédit aux équipes qui t’ont vaincu. Dans les deux cas depuis que je suis ici, nous avons, selon moi, joué suffisamment bien pour gagner. La première fois, c’était contre les Islanders de New York et le gardien Tristan Jarry a connu une série difficile. L’an dernier, la malchance nous a frappés. Crosby s’est blessé, Rakell s’est blessé, Brian Dumoulin s’est blessé. Nous jouions avec notre troisième gardien (Louis Domingue). Il ya simplement eu trop d’embûches, et je crois que nous aurions pu gagner les deux séries.

« Nous sommes fébriles pour la saison à venir parce que nous ne voyons pas les deux dernières années comme des échecs. À notre sens, nous pouvions et nous aurions dû gagner ces deux séries. »

Quel degré de confiance ont le directeur général Ron Hextall et Brian Burke envers Jarry et Casey DeSmith?

« Tristan a connu une série difficile contre les Islanders il ya deux ans, mais nous n’avons jamais même regardé pour acquérir un autre gardien. Hextall lui a téléphoné et lui a dit: “Plusieurs gars ont des difficultés à leur première expérience en séries, mais nous croyons en toi”. Il n’a pas eu la chance de jouer en séries la saison dernière en raison de sa blessure, mais nous avons confiance en nos deux gardiens. »

Êtes-vous surpris de constater que Mike Sullivan n’a toujours pas remporté le trophée Jack-Adams à titre d’entraîneur de l’année dans la LNH?

« Le problème quand on parle de l’entraîneur de l’année ou de ce genre de trophée, c’est que les gens prennent ça comme un manque de respect. Et je ne dis pas ça de façon irrespectueuse. Je ne passe pas de commentaires à propos des autres entraîneurs qui ont reçu le titre d’entraîneur de l’année, mais je ne connais personne qui en a fait plus en sept saisons et qui a fait un meilleur travail.que Il a été incroyable et j’adore travailler avec lui. Pour répondre à votre question, c’est une énigme […], c’est un mystère pour moi. »

L’Avalanche du Colorado sera-t-elle toujours l’équipe à battre?

« Je pense que oui. Tant qu’une équipe n’a pas été vaincue, elle est la favorite et devrait être considérée comme la championne. Le Colorado l’a fait de façon convaincante. C’est une excellente équipe menée par un excellent DG, un excellent entraîneur et d’excellents joueurs, alors ils sont encore l’équipe à battre. »

Quels étaient vos joueurs préférés et ceux que vous aimiez regarder jouer quand vous étiez adolescent?

« J’ai déménagé au Minnesota quand j’avais 12 ans et j’ai commencé à jouer au hockey à l’âge de 13 ans, alors deux de mes joueurs préférés étaient Bill Goldsworthy et JP Parise. Je respectais vraiment Lou Nanne. J’étais un partisan des Bruins de Boston puisque je vivais à Boston avant de déménager au Minnesota. Alors j’ai aussi été un grand partisan de Bobby Orr et de Phil Esposito. Ce sont les gars de mon époque. Et quand tu grandis au Minnesota, tu es un partisan des North Stars. »

Lou Lamoriello était votre entraîneur quand vous avez joué à Providence College (1973 à 1977). Qu’avez-vous appris avec lui?

« J’ai joué pour Lou pendant quatre ans, de mes 18 ans à mes 22 ans. Ç’a été les années les plus importantes et les plus formatives de ma vie. Il m’a tout appris: comment être un gagnant, comment approcher la vie, la politesse, l’importance de l’école. Puis, sur la glace, il m’a fait passer d’un étudiant de première année à un capitaine (en tant que joueur de quatrième année) qui a obtenu son diplôme avec un record de matchs joués (College 54) ànce Je dois tout à Lou. Pas juste certaines choses. Je lui dois absolument tout. »

Quel serait votre message pour un jeune qui souhaite gagner sa vie en jouant au hockey?

« Je m’étais donné quatre règles quand j’ai commencé à jouer au hockey et je me disais que si je pouvais les appliquer, je pouvais jouer au hockey dans les rangs professionnels. Je les ai inscrites dans mon livre (“Burke’s Law: A Life in Hockey”). No 1, soit le gars le plus travaillant de ton équipe. No 2, soit le joueur rêvé pour un entraîneur, le gars envers qui l’entraîneur peut toujours se fier et à qui il n’a jamais besoin de répéter les choses deux fois. No 3, soit un coéquipier indispensable, un coéquipier de qualité. No 4, joue avec de la determination. Joue avec robustesse et avec hargne parce que c’est toujours ce qui te permet de te démarquer. »

Quelle est la genèse derrière la cravate dénouée qui est toujours lousse sur vos épaules?

« Ça vient d’une pure paresse. Quand je travaillais avec Pat Quinn (en 1987 avec les Canucks), je commençais à travailler à six heures le matin et Pat arrivait autour de sept heures. Je me rendais sur place en jeans et en chandail à manches courtes et j’effectuais tout ce que Pat me demandait de faire. Certaines journées, je le rencontrais pendant 15 minutes, d’autres journées pendant une heure et demie. Puis, j’allais m’entraîner et quand je finissais, j’enfilais mon linge de travail. La dernière étape était de nouer une cravate, alors je la mettais autour de mon cou et je commençais à travailler. Je ne faisais pas de nœud tant que ce n’était pas nécessaire. Certains soirs, je n’avais pas à l’attacher jusqu’à l’hymne national. Mais ultimement, j’ai réalisé que j’avais simplement arrêté de l’attacher par paresse. Je ne suis pas assez intelligent pour lancer une nouvelle mode. »

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