Hockey sur glace: Valentin Pilet, symbole de los angeles résistance ajoulote

Public

Hockey sur glaceValentin Pilet, symbole de la résistance ajoulote

Le défenseur vaudois du HC Ajoie, qui vit sa première expérience en National League, est la bonne surprise de ce début de saison. Il se livre avant le déplacement de samedi à Davos.

par
Julien Boegli

(Pornruy)

Valentin Pilet vit un début de saison encourageant au sein du HC Ajoie.

Martin Meienberger/freshfocus

Annoncé mi-juin en même temps que celui du défenseur américain TJ Brennan, l’engagement pour deux ans de Valentin Pilet au HC Ajoie n’avait rien d’un transfert “choc”. De retour à Porrentruy après deux saisons disputées en Swiss League à Viège, l’arrière originaire du Nord-Vaudois, à 25 ans, a cependant rapidement pris ses marques dans le dispositif jurassien.

Defenseur le plus utilisé

À tel point qu’il est, avec un temps de jeu moyen de 18’32 minutes par match, l’élément défensif le plus utilisé après les deux étrangers Jérôme Leduc et Brennan. Pilet à Ajoie, pas un transfert choc, non, mais un engagement utile, nécessaire même. Car avec son gabarit (190 cm pour 94 kg), il apporte cette présence qui manquait devant le filet l’année passée au néo-promu. «Je prends de la place devant notre but, je dérange l’adversaire avec mon jeu physique», dit-il d’ailleurs.

En Ajoie, Valentin Pilet a retrouvé un lieu de travail qu’il avait connu il ya trois ans, au sortir de son expérience de deux saisons en Suède, à IK Pantern. «L’environnement y est toujours aussi accueillant et j’ai la confiance des coaches». Une confiance qu’il a obtenue dès les matches de préparation et qui se prolonge en ce début de campagne automnal.

« L’environnement y est toujours aussi accueillant et j’ai la confiance des coaches.»

Valentin Pilet

S’il a bien touché très épisodiquement au jeu formaté NL lors de la fabuleuse aventure du HCA en Coupe de Suisse il ya trois ans, Valentin goûte à présent au hockey de haut niveau chaque semaine. Ce départ réjouissant (+1 au plus/minus) a néanmoins failli être terni par une blessure qui n’en était finalement pas une. Un envoi fribourgeois lors de la 2e journée qui s’écrase sur son pied et le défenseur a bien cru être coupé net dans son élan.

Absence moins longue que prevue

Une IRM effectuée deux jours plus tard révèle d’abord une fracture. Durée de l’absence: entre quatre et six semaines. «Cela m’a mis un coup au moral. Une blessure tombe toujours mal, mais là, en début de saison alors que je prenais mes marques, c’était le pire pour moi.” Très vite néanmoins, les douleurs disparaissent. «Je me suis dit que cela ne pouvait pas être cassé. J’ai alors demandé à faire un deuxième contrôle.”

Un scanner passé dans l’enchaînement le rassure: il ne s’agissait en réalité que d’un information osseux. «Le jeudi je me déplaçais encore avec des cannes et une botte de marche orthopédique et le lendemain j’étais sur la glace pour affronter Ambri», sourit-il. Un soulagement pour Ajoie et pour le bonhomme, dont l’implication en infériorité numérique est précieuse pour le HCA. Il est d’ailleurs l’élément ajoulot à disposer du temps de jeu le plus important dans ces phases de jeu.

Un box-play efficacy

On comprend dès lors que si sa formation affiche actuellement le quatrième box-play le plus étanche de la ligue (85,19% d’efficacité, quatre buts encaissés en sept matches), c’est un peu grâce à lui. Lors de l’exercice écoulé, Ajoie lâchait nettement plus souvent prize en désavantage numérique (71,71%). Pilet, un renfort utile, nécessaire. Il le sera encore samedi soir dans les Grisons. En face, Davos, qui reste sur trois succès consécutifs, s’appuie en ce moment sur un jeu de puissance hautement performant avec déjà neuf réalisations inscrites en power-play (45% de réussite)! «Oui, ça ve venir fort, comme toujours sur cette glace. Il faudra être prêt dès la descente du bus», prévient-il.

Battu vendredi par Zurich (0-4) – « un match étrange où il nous a manqué l’étincelle, un match pas vraiment achevé », juge Pilet – le HC Ajoie, 9e du classement, tentera donc de rebondir dans une arène où il ne fait jamais bon y passer son samedi soir.

Leave a Comment