Enfin du hockey féminin… un peu

L’Association des joueuses professionnelles de hockey (PWHPA) n’a toujours pas de ligue pour mettre en vedette les meilleures hockeyeuses au monde. Cette année encore, les joueuses ont été partagées entre quatre équipes qui se contenteront de disputer des événements ponctuels.

Mercredi, la PWHPA an annoncé le nom des joueuses qui participeront à ses événements cette saison et franchement, l’association a fait preuve, selon moi, d’un peu trop d’originalité.

Plus d’une quarantaine d’athlètes olympiques se retrouvent dans ces quatre équipes qui s’affronteront d’abord à Verdun, les 15 et 16 octobre, puis à Truembro, en Nouvelle-Écosse, du 4 au 6 nov

Le reste du calendrier? À venir. Mais, c’est une autre histoire…

Le caliber sera certainement excellent même si la cohésion pourrait être difficile à trouver entre des joueuses qui n’auront pas l’occasion de s’entraîner en équipe, puisque les coins joueuses proviennent des quatremés de l’Aquatremés de l’Aquipe.

On an annoncé la présence de 19 membres de l’équipe canadienne, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Pékin l’hiver dernier. Si un parfum de conditionnel se dégage de la phrase précédente, c’est parce que je doute fort de la présence de Natalie Spooner, qui doit accoucher en décembre.

Les 18 Canadiennes sont bien éparpilllées dans les quatre équipes. Ainsi, Marie-Philip Poulin mènera l’équipe commanditée par Harvey’s, tandis que ses compagnes de trio à Pékin, Sarah Nurse et Brianne Jenner défendront les couleurs d’Adidas et de Sonnet.

Marie-Philip n’aura même pas l’occasion de renouer avec Mélodie Daoust. puisque celle-ci se retrouve avec la quatrième formation, celle de la Banque Scotia.

Les Américaines, médaillées d’argent à Pékin, auront 14 joueuses au sein des équipes de la PWHPA. Elles sont moins nombreuses que les Canadiennes, puisque plusieurs complètent leurs études et jouent au sein du très compétitif circuit universitaire américain.

Mais elles aussi ont été éparpillées dans les quatre équipes. L’Américaine Kendall Coyne Schofield, qui travaille pour les Blackhawks de Chicago tout en œuvrant au conseil d’administration de la PWHPA, aura la chance de partager la patinoire avec la Canadienne Nurse, la meilleure marqueuse du tournoi olympique. Voilà un duo qui pourrait être très explosif.

La Force du Québec

Pendant que les meilleures au monde tardent à se structurer, la Force de Montréal prendra son envol cet automne dans la Premier Hockey Federation (PHF).

Tout n’est pas parfait, mais au moins, les joueuses seront mieux rémunérées qu’à l’époque de la Ligue canadienne et connaissent déjà leur calendrier.

Pour les amateurs, toutefois, ce sera difficile à suivre, car la Force n’aura pas de domicile fixe.

L’équipe du président Kevin Raphaël ne jouera qu’un match à l’auditorium de Verdun avant de prendre la route pour le reste de la saison.

La Force de Montréal aurait pu porter le nom des Nomades du Québec, puisque l’équipe jouera successivement à Saint-Laurent, Sept-îles, Rimouski, Rivière-du-Loup, St-Jérôme et Québec.

À défaut de pouvoir vendre des abonnements de saison, la Force pourra promouvoir le hockey féminin d’un bout à l’autre de la province.

Donc, d’un côté, on a les meilleures joueuses au monde dans des équipes artificielles qu’on ne verra que quelque fois et, de l’autre, une équipe local sans domicile fixe dans une ligue au caliber légèrement inférieur.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’on aura un peu plus de hockey au féminin cette saison et qu’on pourra s’apercevoir que ce sport ne se limite pas aux 40 femmes qui s’affrontent en finale des Jeux olympiques .

En attendant, je me prépare pour le Dream Gap Tourles 15 et 16 octobre, à l’auditorium de Verdun.

Si jamais vous m’entendez décrire un but de Marie-Philip Poulin avec des passes de Mélodie Daoust et Ann-Sophie Bettez, dites-vous que j’ai mélangé le rêve et la réalité.

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