ce dangereux réflexe touche un Français sur deux

La cybercondrie est tirée du terme “hypocondrie”

De plus en plus de gens cherchent à auto-diagnostiquer leur maladie grâce aux informations disponibles sur internet plutôt que de consulter un médecin. Un phénomène appelé cybercondrie.

En cas de bouton suspect ou de douleur localisée, votre réflexe est de chercher sur internet à quelle maladie pourrait correspondre vos symptômes ? Vous n’êtes pas seuls. D’après une récente étude statistique Eurostat, plus d’un Français sur deux opte pour cette option au lieu de consulter un médecin.

Cette manie a été renommée cybercondrie, tirée du terme “hypocondrie” popularisé par Molière et qui qualifie la peur obsessionnelle d’une maladie grave. Les cybercondriaques vont nourrir leur peur de la maladie en cherchant des informations sur les moteurs de recherche et en se concentrant sur les résultats parfois effrayants. Or si les maux de tête sont le symptôme le plus fréquent d’une tumeur au cerveau, bien d’autres maladies peuvent expliquer cette douleur.

56% des Français concerns

“Au cours de la dernière décennie, la part des personnes recherchant des informations sur la santé en ligne a progressé dans presque tous les États membres de l’Union européenne, avec une augmentation globale de 17 points depuis note 2011 (38%)”, rapport. Le pays qui concentre le plus de cybercondriaques est la Finlande. 80% des personnes interrogées dans ce pays affirment avoir recherché sur internet des informations liées à leur santé dans les trois mois précédant l’enquête. Suivent les Pays-Bas (77%) et le Danemark (75%). En France, 56% des répondants ont fait ce type de recherches sur cette période.

Si les recherches sur internet peuvent parfois aider à trouver des solutions pour soulager les symptômes, cela ne doit pas tourner à l’obsession et être un facteur d’anxiété. En cas de symptôme inhabituel, seul un médecin est apte à dresser un diagnostic et à prescrire un traitement adapté.

VIDÉO – Antoine Spath : “14% de Français souffrent de cette maladie qui n’en est pas vraiment une”

Leave a Comment