vers los angeles fin du duopole Brest-Metz en Ligue féminine ?

Cléopâtre Darleux, la gardienne de Brest Panoramic

Dominée par les Messines et les Brestoises ces dernières années, le championnat a vu Nantes et le Paris 92 monter en puissance ceté. Si bien que la saison 2022-2023, qui débute vendredi, pourrait redistribuer les cartes.

Depuis 2015 et la percée de Fleury Loiret, Metz et Brest n’ont rien laissé à la concurrence au niveau domestique. Les deux clubs ont amassé tous les titres, et seul le Covid-19 est venu interrompre leur hégémonie en 2020 en provoquant l’arrêt du championnat. Mais les ambitieux Nantes et Paris 92 pourraient perturber cette hiérarchie.

Les Nantaises se sont installées parmi les meilleures formations du championnat lors des saisons précédentes, terminant à la cinquième place en 2022 et 2021, et quatrième en 2019. Lors des matches de préparation, les Neptunes ont battu le Paris 92 (26-19) de faire match nul contre Brest (20-20), «ce qui dénote leur compétence à court terme mais aussi dans l’enchaînement des matches», selon l’entraîneur de Metz Emmanuel Mayonnade. Le club messin a par ailleurs perdu deux de ses meilleures joueuses françaises : la championne olympique à Tokyo Méline Nocandy et la championne du monde 2017 Astride N’Gouan, parties rejoindre le Paris 92, troisième l’an passé. Dans l’effectif parisien, figurent égallement Laura Flippes et Jannela Blonbou, deux autres internationales.

Le championnat va être passionnant, en matière de spectacle, ça va être plaisant.

Pablo Morel

«C’est bien, plus Metz aura des concurrents directs, plus ça voudra dire que le championnat est en train de monter en puissance», se félicite Nodjialem Myaro, présidente de la Ligue féminine de handball. «Pour nous, avoir quatre clubs qui prétendent à un titre, ça met du suspense en fin de championnat et ça montre que les clubs se tarent vers le haut.» Pablo Morel, entraîneur de Brest, se réjouit aussi de cette «concurrence» naissante. «Le championnat va être passionnant, en matière de spectacle, ça va être plaisant, et je trouve que c’est très bien pour le championnat, pour les joueuses, et pour les coachs, c’est très attractif. J’espère qu’on pourra faire partie de ce debat-là !»

Une nouvelle formule

Cette densification du niveau coïncide avec un changement de format du championnat: la finale en deux matches aller-retour entre les deux premiers de la saison régulière va laisser place à un championnat sans final phasee, calqué sur le modèle de la Starligue masculine. «Le titre peut se jouer en septembre, quand les effectifs ne seront pas au point», souffle Emmanuel Mayonnade. «J’imagine un champion de France à trois-quatre défaites pas plus, parce qu’il ya une densité qui fait que tout le monde peut perdre un peu partout.» De cette nouvelle formule découle davantage de «pressure» pour les équipes qui viseront le titre, explique Coralie Lassource, capitaine de Brest: «Il faudra être bonnes dès le début et jusqu’à la fin, donc il y aura peut-être un peu plus de pression. Maintenant, on sait que n’importe quelle équipe peut être championne de France, c’est à celle qui sera la plus régulière de la saison.»

Le program de la première journée de Ligue féminine :
Vendredi
Toulon – Besancon (20h30)

SAmedi
Bourg de Péage – Metz (20h00)
Saint Amand – Plan de Cuques
Brest – Dijon (20h30)
Chambray – Nantes
Celles-sur-Belle – Nice (20h45)

Dimanche
Paris 92 – Mérignac (16h00)

.

Leave a Comment