Handball : ”Si l’exploit arrive samedi, ce sera génial.” Franck Maurice, trainer de Dunkerque, avant de recevoir l’Usam Nîmes, son ancienne maison.

Le samedi 17 septembre à 20 heures, dans le cadre de la 2e journée de Starligue, Dunkerque (8e, 2 points) du nouveau coach Franck Maurice, accueille l’Usam Nîmes (13e, 0 point), équipe où le technicien est resté sur le banc de decembre 2014 à mars 2022.

« Je suis comme un poisson… avec l’eau. » Jeudi matin, il pleuvait dans le Nord. Bien qu’il ait changé de région, Franck Maurice, 50 ans, coach de l’US Dunkerque-Littoral depuis le 1er juillet (contrat de 3 ans) après huit saisons à l’Usam Nîmes, n’en garde pas moins le senses de la form.
Installé en famille en face de la salle – « De la fenêtre de mon salon, je vois l’affiche des matches » -, l’entraîneur du champion de France 2014 n’a donc pu manquer celle annonçant la venue de l’Usam Nîmes , ce samedi, au Stade des Flandres. Interview.

Comment se passe votre nouvelle vie de nordiste ?

Très, très bien. En arrivant ici, j’ai été vraiment surpris tous les jours par la bienveillance des personnes, que ce soit dans le club ou au quotidien. C’est incroyable comme le contact est facile et, surtout, il n’est pas intéressé. C’est bienveillant et sincère. C’est ça, les deux mots.

Quelle est la principale différence handballistique entre l’Usam Nîmes et Dunkerque ?

(Longue réflexion) Je dirais qu’à Dunkerque, chacun est à sa place, il ya une confiance qui est faite aux personnes, qui ont leurs différentes missions. De la bienveillance, ce qui n’empêche pas la notion de rigueur et de travail.

On imagine qu’à la publication du calendrier, vous avez jeté un œil attentif sur les dates des rendez-vous avec l’Usam ?

Oui, surtout lorsque la deuxième ligne te propose ce match-là. C’est un clin d’œil qui est sympa, surtout pour moi, car c’est le premier match à domicile et que c’est l’Usam. Bien sûr que cela a un petit côté particulier qu’il ne faut pas éluder. Je ne fais pas comme si c’était n’importe quelle équipe.

D’ailleurs, le retour à Nîmes est le week-end de Pâques, j’apporterai des œufs (rires). Samidi, comme c’est le premier match, ça relativise un petit peu la venue de l’Usam. Car ce qui est important, c’est de bien commencer à domicile. Cela aurait été une autre équipe, cela aurait été la même chose.

Dunkerque est outsider à l’heure de recevoir l’Usam Nîmes. Avez-vous préparé votre plan ?

C’est clair que l’Usam est favorite. On sait que ça va être un match difficile, engagé. En tout cas, pour créer l’exploit, il va falloir en montrer beaucoup plus qu’à Sélestat, même si on est content d’avoir gagné (29-28).

Que vous inspire l’Usam de votre successeur Ljubomir Vranjes ?

On a vu leur match de coupe de France (40-29 à Caen, D2). Le rythme est toujours aussi soutenu et ça cherche toujours à courir aussi vite et à traverser avec les mêmes hommes, Rebichon, Sanad… Ce qui fait la différence entre l’équipe de la saison passée’ et’ au surtout le retour d’Ahmed Hesham (l’arrière égyptien de 22 ans, out en 2021-2022, ligaments croisés, NDLR) qui est pour moi la principale recrue de l’Usam cette année. C’est une machine qui va être dure à arrêter, en France mais aussi en Europe à l’avenir.

À l’USDK, vous succédez à Patrick Cazal et ses… onze saisons de suite sur le banc. Ressentez-vous une pression supplémentaire ?

Non, non, je ne sens pas de pression supplémentaire. On me demande de faire ce que j’ai envie de faire. Ce qui m’intéresse, c’est de remettre Dunkerque dans la première moitié de tableau (12e l’an passé), de le stabiliser. On sait qu’il y aura des moments durs mais qu’on pourra peut-être aussi faire un ou deux exploits dans la saison. Et si l’exploit arrive samedi, ce sera génial.

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