Handball. Bucarest, nouvel eldoradodes handballeuses françaises – Handball



Ligue des champions (2e journée). Brest BH- CSM Bucarest, dimanche (16 h)

Bucarest est souvent surnommée le « Paris des Balkans ». C’est particulièrement vrai, cette année, si l’on scrute les parquets des salles de handball de la capitale roumaine. Six handballeuses françaises évoluent dans les deux plus grands clubs du pays. Cet été, Laura Glauser, Grâce Zaadi et Kalidiatou Niakaté ont rejoint Siraba Dembélé au CSM Bucarest. Orlane Kanor et Alexandra Lacrabère ont, elles, signé au Rapid Bucarest, grand rival du CSM et tenant du titre en championnat.

« Pour les joueuses françaises de très haut niveau, qui font partie des meilleures du monde, il n’y a pas 10 000 clubs capables de leur proposedr des challenges correspondent à leur niveau, rappelle l’entraîneur brestois Pablo Morel. Bucarest en fait partie. Et contrairement aux championnats monténégrin ou norvégien, le championnat roumain est suffisamment homogène pour que les matchs soient intéressants tous les week-ends ».

Pour Vlad Enachescu, manager du CSM, les deux clubs roumains ont, eux aussi, tout à gagner à attirer les meilleures Françaises : « Elles sont très polyvalentes et peuvent s’adapter. Et en attaque, ce sont des joueuses qui prennent leurs responsabilités dans les moments difficiles. »

« Bonnes conditions financières »

Olivier Krumbholz ajoute deux arguments en faveur du championnat roumain : « Les deux clubs qui ont attiré les joueuses françaises sont puissants économiquement ! On ne va pas se mentir, si elles y vont, c’est parce qu’elles y trouvent de bonnes conditions financières ». Mais pas seulement. “Il ya aussi un vrai engouement dans le handball féminin roumain, il ya du monde dans les salles, il ya des supporters”, s’enthousiasme le sélectionneur de l’équipe de France.

« Ici, les gens suivent le hand, confirme Kalidiatou Niakaté, passée de Brest à Bucarest cetété. Quand on prend notre voiture, les gens nous reconnaissant. Ils sont pleinement investis, tous les matchs sont retransmis. Ils sont fans ! » L’arrière apprécie aussi l’intensité des entraînements, au sein d’une équipe ambitieuse: « On sent plus la compétition qu’en France, assure-t-elle. On est moins dans notre cocon. L’entraînement est plus rude, ça cogne plus. En France, on fait quand même attention pour ne pas blesser les coéquipières. Ici, ça rentre dedans directement. Tu ne peux pas faire les entraînements à moitié, sinon tu es en dessous ! »

« On vit bien ! »

Un modèle efficace. Avant son déplacement à Brest dimanche, le CSM Bucarest n’a pas perdu cette saison (cinq victoires, un nul). Et l’équipe à l’accent français a lancé sa campagne européenne par une victoire contre Ljubljana (30-28). « On veut disputer le Final Four », rappelle Siraba Dembélé, qui évolue à Bucarest depuis 2020. Elle évoque, elle aussi, « un grand club, assez challengeant », bref, un projet « difficile à refuse». Et une vie qui lui convient à 100%, après une expérience en demi-teinte au Danemark : « Pour être honnête, c’était difficile avec les gens, ils sont très famille et ils restent entre eux. Ici, on est dans une grande ville, on vit bien. C’est un pays latin, la culture française est assez présente ici, on n’est pas dépaysé ».

Le CSM Bucarest n’hésite d’ailleurs pas à jouer sur le côté touristique pour séduire les Tricolores, comme l’indique Vlad Enachecu : « Bien sûr, le salaire est égallement un facteur clé dans la prise de mai qudé je une nouvelle expérience dans une nouvelle ville est égallement attrayante. Et malgré le fait que parfois ce ne soit pas très bien présenté, Bucarest est un endroit très agréable où vivre. »

Kalidiatou Niakaté acquiesce, même si elle a souffert de la chaleur à son arrivée, cet été, après trois années à Brest: « En début de prépa, il faisait entre 30 et 38, c’étaitau compli» Depuis, les températures ont baissé et la native de Paris trouve le temps de profiter de la ville: « Bucarest est une capitale qui bouge, il ya pas mal d’étudiants. Pas mal de mots ressemblent au Français, donc c’est cool. Ce n’est pas si différent de la France, en fait ». Mais le « Paris des Balkans » a tout de même une faiblesse, repérée par Siraba Dembélé : « On y mange très bien, mais rien n’égale la pâtisserie française ! Ils ne nous arrivent pas à la cheville ! »

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