Google condamné à verser une amende report de 4,125 milliards d’euros malgré sa demande d’annulation

Une petite ristourne, c’est tout ce qu’a accordé le tribunal de l’Union européenne à Google. Comme expliqué il ya de nombreux mois, le géant de la recherche en ligne a été condamné par la Commission européenne pour abus de position dominante concernant son système d’exploitation mobile. Bruxelles accusait la firme de Mountain View de force la main aux constructeurs utilisant Android en leur faisant préinstaller ses moteur de recherche et navigateur Chrome, ce afin d’éliminer toute concurrence. Google s’était alors vu infliger une amende record de 4.34 milliards d’euros, decision que l’entreprise a voulu faire annuler.

Le tribunal luxembourgeois de l’UE an examiné de nouveau le dossier afin de valider, ou non, la décision de la Commission. Et si la justice a maintenu la sanction, elle a néanmoins eu “un raisonnement qui diffère sur certains points de celui de la Commission”décidant de réduire l’amende à 4,12 milliards d’euros.

Le tribunal soutient en grande partie la décision première et ne prend pas en considération la défense de Google à propos de la concurrence avec l’écosystème d’Apple “qui ne fait pas partie du même marché, étant donné que des fabricants d’appareils mobiles tiers ne peuvent en obtenir la licence”. Le tribunal a jugé cependant que la Commission n’avait pas permis à Google de correctement se défendre, comme expliqué dans le communiqué de presse du tribunal: “[La commission] a violé les droits de la défense de Google et ainsi privé cette dernière d’une chance de mieux assurer sa défense en développant ses arguments lors d’une audition”.

Ce n’est pas la première fois que l’Europe condamne le géant californien. La Commission avait aussi infligé une amende 2.4 milliards d’euros à l’entreprise pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des comparateurs de prix. Idem pour sa régie publicitaire AdSense, qui a coûté à Google une autre amende de 1,5 milliard d’euros en 2019. Celle du jour constitue cependant un record. L’entreprise, dont le siège social européen est en Ireland, optimisation fiscale oblige, est définitivement un mauvais élève aux yeux du Vieux Continent.

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