Une fédération française de golfing vigilante à l’heure de los angeles transition écologique

Quand tout le pays transpire sous la canicule, quand ses forêts flambent et ses terres crèvent de soif, l’image est pour le moins décalée : quelques gens de bonne compagnie tapotent la vertite balle blanche sur un. Un privilège golfique qui passe mal en temps de sécheresse, et certains militants écologists ne se sont pas privés de le faire savoir. Du côté de Toulouse à la mi-août, dans les Yvelines dix jours plus tard, dans l’Oise début septembre, des collectifs d’activistes ont pris quelques parcours pour cible, vandalisant des pelouses, citéciment ç « l’accaparement de l’eau »ailleurs « ces golfs qui ne profitent qu’aux bourgeois ».

Du côté de la Fédération française de golf (FFG), Sylvianne Villaudière, vice-présidente élue fin 2020 et en charge de la transition écologique, déplore des « raccourcis » qui ne rendent pas compte des efforts accomplis depuis longtemps par les clubs dans la gestion de la ressource hydrique.

Un accord-cadre avec les pouvoirs publics, le troisième depuis 2006 et couvrant la période 2019-2024, autorise les golfs, même en cas de sécheresse extrême à arroser seulement les greens. « Ils ne représentent que 1 à 2 % des 33 000 hectares que couvrent nos golfs et, sans arrosage, ils peuvent moreir et mettre en péril l’activité économique et les 15 000 personnes employées par notre filière, Sylvianne Villaudière insisted. Cet été, 68 de nos parcours ont tout de même subi une interdiction totale, certain préfits allant au-delà de notre convention-cadre. Il est encore trop tôt pour estimer la casse. »

Utiliser les eaux users

Et la vice-présidente de mettre en avant ces quelques golfs (une quinzaine) qui utilisent aujourd’hui les eaux usées, comme celui de Sainte-Maxime (Var) qui a investi 1,3 million d’euros pour pouvoir se servir de l ‘eau de la station d’épuration voisine auparavant rejetée dans la mer. « Le coût est énorme pour les clubs, et cette pratique se heurte aussi à un cahier des charges et des complexités administratives qui limitent encore cette solution », souligne Sylvianne Villaudière.

L’élue fédérale, qui n’est pas du sérail, connaît bien son sujet. Elle a conseillé avec son cabinet nombre d’entreprises sur le volet responsabilité sociale et environnementale (RSE) et assuré la coordination du réseau Solutions COP21 avant la Conférence des Nations unies de 2015. Elle n’entend pas faire de la figuration. Elle sait que l’urgence climatique exige une « accélération ». En matière de gouvernance, un nouveau comité stratégique se réunit tous les mois, et quatre groupes d’experts (eau, gazon, biodiversité, innovation) ont été constitués. Dans chacune des 13 ligues régionales, des référents et des ambassadeurs sont nommés pour diffuser les informations et remonter les bonnes pratiques.

S’adapter ou disparaître

Depuis février 2022, les équipes fédérales les visitent toutes, et une conférence des territoires pour restituer cette tournée est prévue fin novembre prochain. Une mobilisation générale qui se traduit aussi dans les investissements fédéraux, doublés (à 500 000 €) pour financer notamment des recherches, comme l’expérimentation de nouvelles collections de graminées de gazon dans une disurzaine diffsé clubs.

Sur la biodiversité, le travail soutenu depuis 2018 par le Muséum national d’histoire naturelle se poursuit après la remontée de 23 000 données en quatre ans sur les habitats et les espaces naturels, et un nouveau partenariat’ a étécé signé français de la biodiversité (OFB). « De nouvelles technologies sont en train de se déployer aussi, des sondes auscultant l’humidité des sols aux robots facilitant l’entretien, et il faut que tous nos clubs poursuivent l’amélioration de leurs pratiques, enclenchiles ya pour certainsconclut Sylvianne Villaudière. Nous devons, comme tous les autres sports de nature, être performants sur tous ces sujets. C’est notre rôle de sportifs et notre responsabilité de citoyens. Sinon, cette discipline disparaîtra. »

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