Avant OL – PSG – Tuto communique pour Peter Bosz : Remark Jean-Michel Aulas lâche ses entraîneurs

Peter Bosz a raison d’évacuer les questions quant à la pression supposée autour de ses épaules. Pour une raison simple : Jean-Michel Aulas n’a pas encore pris la parole. Si Vincent Ponsot a érigé des points de passage, le président lyonnais est encore silencieux dans la presse quant à l’avenir de son coach.

Jusqu’à quand ? Nul ne le sait mais le Néerlandais espère retarder l’échéance au maximum. Car, souvent, quand JMA parle, c’est que le sort de l’entraîneur est déjà joué. Zoom sur les méthodes de communication d’Aulas en temps de crise.

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2011: Puel et le “a priori”

Le contexte : Voilà trois ans que Claude Puel dirige l’OL. Et pour la troisième année consécutive, Lyon ne sera pas champion. Malgré des investissements conséquents, Puel n’a jamais réussi à faire passer le palier tant espéré par Jean-Michel Aulas à son arrivée, malgré une demi-finale de Ligue des champions. Bref, l’hypothèse d’un départ en fin de saison 2010-2011 se dessine assez nettement, d’autant qu’en interne les relations sont glaciales entre la direction et son “entraîneur général”. Pire, au cours de l’hiver, c’est par médias interposés que Puel et Aulas échangent des messages qui laissent peu de place au doute.

La décla d’Aulas : Mars 2011. Si l’OL a redressé la barre en championnat, la qualification en C1 n’est pas encore acquise. Sur Canal +, interrogé sur la possibilité de voir puel rester en poste la saison d’après malgré une défiance générale grandissante de la part des supporters, Aulas n’écarte aucune possibilité.

Claude Puel est sous contrat encore un an. Il n’y aucune raison a priori pour que les choses ne se perpétuent pas pour la dernière année de contrat.

Le sous-titre : La C1 est une nécessité mais ne représente pas une garantie de rester en place. C’est même plutôt l’inverse qui se dessine. Mais pour ne pas se mettre à la faute, ce qui pourrait lui être reproché judiciairement, Aulas préfère utiliser la langue de bois.

La suite : Un divorce coûteux en place publique, avec intervention de la commission juridique de la LFP pour tenter de trouver une issue. Finalement, l’OL entame une procédure de rupture de contrat en juin 2011. Malgré un recours en justice pour réclamer près de 7 millions d’euros, Puel sera débouté par la justice française.

2015 : Fournier et Aulas pas “prisonnier”

Le contexte : Après le départ de Rémi Garde en 2014, c’est Hubert Fournier qui récupère les rênes de l’OL. Après une première saison réussie, marquée par la price de pouvoir des Lacazette, Fekir and co, Lyon peine à confirmer. Début décembre, la troupe Fournier n’est “que” cinquième à six points de la tête mais l’attitude des joueurs face à Montpellier (2-4) et Nantes (0-0) confirme que l’effectif ne répond plus.

La décla d’Aulas : C’est au détour d’une longue interview qu’il nous a accordée qu’Aulas laisse entendre que les choses pourraient évoluer. Avec une phrase on ne peut plus claire.

Si les choses vont plus mal, je ne resterai pas prisonnier de mes principes.

Le sous-titre : Alors qu’il n’a plus viré aucun entraîneur en cours de saison depuis 20 ans, Aulas est prêt à trancher dans le vif si besoin. Ça arrivera bien plus vite que prévu pour Fournier…

La suite : Un groupe qui plonge et un Noël qui vire au cauchemar pour Fournier. Le 24 décembre, en fin d’après-midi, le couperet tombe : le technicien est remplacé par Bruno Genesio. Mais entre le président et son ancien coach, la relation n’est pas rompue. En 2017, à l’heure de choisir le successeur de François Blaquart à la DTN, c’est Aulas qui place Fournier. Ce dernier est toujours en poste à la FFF cinq ans plus tard.

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Avril 2019 : Genesio et la conférence de presse lunaire

Le contexte : Voilà trois ans et demi que Bruno Genesio est à la tête de l’OL. Hormis la saison 2016-17, le coach local est parvenu à mettre son équipe sur le podium. Mais l’identité de jeu reste incertaine, la régularité inexistante : en bref, cet ol est frustrant. Surtout, il n’a toujours rien gagné depuis la Coupe de France de 2012, de quoi exaspérer des supporters de plus en plus véhéments à son encontre. La Coupe de France ressemble à une occasion en or : Lyon est en demie et Aulas convoque une conférence de presse après le match pour officialiser la prolongation de Genesio. Rate. L’OL s’incline face à Rennes (2-3) et c’est penaud qu’Aulas se présente face aux journalistes.

La décla d’Aulas : Bien embêté pour justifier cette conférence de presse, le président lyonnais finit par humilier involontairement son entraîneur.

Le deal était que si nous allions en finale de la Coupe de France et que si nous finissions sur le podium, il y aurait eu une prolongation de deux ans pour Bruno Genesio. Désormais, nous verrons en fin de saison…

Le sous-titre : L’élimination change tout. Et le lien est désormais cassé…

La suite : Dix jours plus tard, Genesio annonce face à la presse son départ en fin de saison. Lassé de la méfiance ambiante et sans doute déçu du revirement de son président, il prend les devants pour quitter son club de cœur. Un départ que JMA regrettait encore en decembre 2019.

Genesio Aulas

Credit: Getty Images

2019 : Sylvinho, la décla qui veut tout dire

Le contexte : A l’été 2019, l’OL change tout. Aulas prend du recul, croit-il et croit-on, et Juninho est nommé directeur sportif. Le Brésilien choisit son compatriote Sylvinho pour prendre en charge l’équipe première. Rapidement, la situation devient intenable. Fin septembre, Lyon est 11e et vient d’enchaîner sept matches sans victoire. Malgré une éclaircie à Leipzig, l’ancien latéral gauche n’a que le derby pour espérer sauver sa tête.

La décla d’Aulas : Auprès de nos confrères de L’Equipe, Aulas revient en première ligne. Après avoir mis Juninho face à ses responsabilités, il lâche cette phrase qui scelle déjà le sort de son entraîneur.

Sylvinho a tellement envie de réussir et il va réussir. Si ce n’est pas à l’OL, ça sera après.

Le sous-titre : Bon vent pour la suite…

La suite : Une défaite sur le fil face à Saint-Etienne (1-0) et le couperet qui tombe. Sylvinho débarqué, c’est Juninho aussi affaibli. Rudi Garcia reprend les rênes mais son contrat est court (18 mois). A l’été 2021, Garcia s’en va de lui-même, pas aidé par les mauvaises relations avec le directeur sportif lyonnais, qui s’en ira quelques mois plus tard aussi. Laissant ainsi Bosz comme seul porte-parole sportif du club. Jusqu’à quand ?

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