Los angeles jeunesse au carrier de l’éthique : Lucie va entamer sa cinquième saison de conductrice de chien rouge dans l’Allier

Elle incarne dorénavant la chasse au féminin, officiellement. Lucie Depalles, maroquinière dans une entreprise à Saint-Pourçain-sur-Sioule, est entrée au conseil d’administration de la fédération des chasseurs de l’Allier lors des dernières élections. Elle est la seule femme aux côtés de quatorze hommes. Elle est aussi la plus jeune élue.

À 28 ans, Lucie Depalles est déjà expérimentée. Enfant, elle accompagnait son père chasser le petit gibier. Elle a passé le permis à 16 ans et est devenue conductrice de chien de sang à 24 ans. Au cours des quatre saisons passées, elle s’est fait connaître de nombreux chasseurs du département en se rendant très disponible.

Lors de la saison 2021- 22, Lucie a assuré 63 des 177 interventions de chiens de sang dans l’Allier qui compte huit autres conducteurs bénévoles.

« La recherche prend une grande place dans ma vie et ma plus belle fierté est de voir ma chienne retrouver l’animal recherché. Pour l’éthique, le chasseur se doit de faire appel à un conducteur agréé et c’est de plus en plus le cas, notamment chez les jeunes générations », relate la jeune femme

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Ne pas faire souffrir
Les conducteurs de chiens de sang interviennent dans deux situations: pour contrôler si un tir a blessé un animal et, si c’est le cas, pour le retrouver.
« Je garde un souvenir ému d’un face-à-face à six mètres avec un cerf blessé et d’avoir pu abréger ses souffrances. Les chasseurs ne veulent pas laisser les animaux souffrir, contrairement à ce qu’on peut penser. »

Leur engagement de conductrice est entièrement bénévole, même si les chasseurs peuvent faire un geste pour les remercier.

Le président des chasseurs de l’Allier explique pourquoi la chasse « est en train de se régénérer »
Lucie est devenue conductrice un peu par hasard, grâce à son premier chien, Empereur, un fox à poil lisse qui a retrouvé un chevreuil un chevreuil blessé lors d’une bat tue en 2016. Je me suis dit qu’il y avait à quelque chose faire, je savais que les chiens de sang existaient. »

Les délégués départementaux de l’Union nationale pour l’utilisation de chiens de rouge, Serge et Valérie Pommier, la prennent alors sous leur aile: « Le chien suit une année d’entraînement, à raison de mouxs é ou tros de passer l’examen et d’être siglé », se souvient Lucie Depalles qui, depuis, an entraîné son second chien, une rouge de Bavière nommée Princesse. [Archives 2015]

Six conducteurs de chiens de sang peuvent retrouver un animal blessé après la chasse, dans l’Allier

Le travail du chien

Les entraînements du chien et l’épreuve qu’il doit réussir consistent à suivre une piste artificielle d’environ un kilomètre, avec trois angles droits et deux reposées (c’est-à-dire comme si l’animal couché) , le tout avec seulement 20 centiliters de sang de sanglier qui a été disséminé grâce à des semelles traceuses ou des tampons.” C’est à ce moment-là que l’on réalise que le chien de snel to sang a simple unment odorat! », souligne Lucie.

« Sachant que ni la pluie, ni le gel ne peuvent le déranger pour pister l’animal. Et la recherche peut se faire dans la journée qui suit la blessure, 2 4 heures et même 40 heures après, car le chien peut travailler sur une voie dite froide. »

Les chiens rouges doivent aussi apprendre à ne pas avoir peur d’une detonation proche et à ne pas trop approcher un animal blessé qui peut être agressif. Tandis qu’il cherche l’animal blessé, Lucie suit son chien grâce à une longe de 12 mètres, ce qui nécessite une bonne condition physique, car la piste passe plus souvent par les ronces que par les chemins forestiers! Pour devenir conducteur de chien de sang agréé, Lucie a aussi suivi un stage théorique de trois jours pour apprendre à distinguer les réactions des animaux suivant le type de blessure ou encore les lois qui encadrent la chasse. et la recherche

Transformation
Lucie Depalles a développé une éthique forte et se fait fort de cuisiner toute la viaande qu’elle et son conjoint chassent.

« La traditionnelle terrine et le bourguignon ne me suffisaient pas. Je transforme tout, la venaison est une très bonne viande. Je fais du saucisson, de la saucisse, des rillettes, je la fais sécher façon grison… J’estime que 70 % de notre consommation de viaande est issue de la chasse. »

Stephanie Mena

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