“Des erreurs en pagaille” dans les diagnostics de performance énergétique, selon 60 millions de consommateurs

D’après une enquête menée par l’association, un même logement peut être évalué de façon différente en fonction du diagnostiqueur.

Article rédigé par

Public

Mis à jour

Temps de lecture: 1 min.

Alors que les logements au plus mauvais diagnostic de performance énergétique seront progressivement impossible à louer dès 2023, la fiabilité même de ces DPE, qui classe les logements de A à G, est remise en question. Dans une enquête publiée mardi 24 mai que franceinfo a pu consultant, l’association 60 millions de consommateurs relève “des erreurs en pagaille”. Un même logement peut être évalué de façon différente en fonction du diagnostiqueur.

>> Immobilier: quand la future interdiction de la location des passoires énergétiques “bloque le marché”

Dans l’enquête de 60 millions de consommateurs, une maison située à Corbeil-Essonnes (Essonne) a par exemple recueilli trois notes différentes, C, D ou E, en fonction du professionnel qui l’a évaluée. Deux d’entre eux se sont trompé sur sa date de construction et sur sa superficie en lui rajoutant 25 m².

L’association a testé ainsi quatre maisons à vendre en les faisant chacune examiner par cinq diagnostiqueurs différents. Alors que chaque proprietaire aurait dû recevoir cinq fois le même résultat, les professionnels ont parfois oublié des portes, des fenêtres, ou mal pris en compte des ventilations, des pompes à chaleur ou encore des travolation.

Cela peut donc tout changer ces prochains mois pour les propriétaires concernés par la loi Climat et résilience. En effet, dès le mois de septembre prochain, les loyers seront gelés pour les logements dits “passoires énergétiques” des classes F et G.

Ensuite, les logements dont la consommation excède 450 kWh/m² par an, ce qui concerne environ 70 000 logements dans le parc privé, seront interdits à la location. Les 600 000 logements classés G (>420KWh/m².an) seront eux retirés du marché à partir de 2025. En 2028, ce sera au tour des 1,2 million de logements classés F puis, en 2034, aux 2,6 millions de logement classés E de ne plus pouvoir être mis en location.

Leave a Comment