CARTES. Covid-19 : où en est l’épidémie en France et dans votre département ?

Dans les hôpitaux, on compte encore un peu plus de 20 000 patients (©Jean-Paul BARBIER/La Presse de la Manche)

La 5e vague de l’épidémie de Covid-19 semble être derrière nous. Depuis quelques semaines, la situation sanitaire s’améliore sur tous les fronts. En témoigne la levée, lundi 16 mai 2022, du port du masque dans les transports, annoncée par Olivier Véran, ministre de la Santé, mercredi 11.

On fait le point au niveau national et dans les départements.

36 000 cas positifs

Avec un peu plus de 36 000 cas positifs par jour en moyenneon retrouve les niveaux que l’on avait connus juste avant l’explosion de la vague Omicron début décembre 2021. Le pic de fin janvier 2021, avec 360 000 contaminations en moyenne, est bien loin derrière.

Mathématiquement, le taux d’incidence poursuit sa décrue. Les derniers chiffres de Santé Publique France font état d’un peu plus de 400 cas positifs pour 100 000 habitants. On reste toutefois dans la fourchette d’alerte que le ministre de la Santé avait exposée en février (entre 300 et 500 pour 100 000).

10 départements en dessous du seuil d’alerte

Localement, a situation se stabilise à peu près partout en France. Seuls cinq départements se trouvent au-dessus de 500 pour 100 000 (Finistère, Morbihan, Somme, Ardennes et Cher).

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Les spécificités départementales que l’on avait enregistrées fin mars, notamment avec le retour à l’école plus précoce de la zone B (tout l’arc nord), conjugué avec des températures encore très froids disésé sons.

Une dizaine de départements se trouvent même en dessous du seuil d’alerte (300 pour 100 000): Val-de-Marne, Essonne, Charente, Gironde, Val-d’Oise, Hauts-de-Seine, Yvelines, Paris, Charente-Maritime, Lot-et-Garonne, Dordogne et Haute-Vienne .

Le R0 en baisse continue

Mais cet indicateur doit se combiner avec le taux de reproduction effectif, ce que l’on appelle de R0 (nombre moyen de personnes qu’une personne infectée peut contaminer).

En ce début du mois de mai, il est de 0,68 (contre 1,79 fin janvier) et ne cesse de diminuer. Comme le pointe le gouvernement, « si le R effectif est supérieur à 1, l’épidémie se développe, s’il est inférieur à 1, l’épidémie régresse ».

Amélioration dans les hôpitaux

Côté établissements de santé, la situation va là aussi dans le bon sens. Le nombre de personnes hospitalisees pour Covid continue de baisser depuis la fin avril. On reste toutefois à un niveau élevé, avec plus de 20 000 patients, loin des creux que l’on a pu connaître, comme l’automne dernier (moins de 6500 patients au plus bas).

Dans les services de reanimation, on assiste égallement à une décrue, plus timide cependant. On y compte encore 1 329 malades, en dessous du seuil d’alerte fixé par Olivier Véran (1 500).

Dans quasiment toutes les régions, le taux d’occupation (proportion de patients actuellement en soins intensifs, comparé au nombre de lits) baisse, pour atteindre 26,28%. À titre de comparaison, ce chiffre était de 48% début mars.

Toujours de nombreux décès

Mais l’épidémie continue de tuer. A l’hôpital, on compte 100 décès par jour en moyenne, un chiffre stable depuis début mars.

Le ministre de la Santé a rappelé l’éventualité d’un « rappel vaccinal à l’automne si jamais une vague devait émerger ». La situation en Afrique du Sud, qui connaît une explosion de cas avec l’émergence de deux nouveaux sous-variants d’Omicron, pourrait tout à fait arriver chez nous.

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