Thé, café, jus de end result… L’inflation n’épargne pas les produits du petit-déjeuner

publié le dimanche 18 septembre 2022 à 15h53

L’inflation n’en finit plus de frapper le portefeuille des Français et elle s’attaque cette fois aux produits du petit-déjeuner, d’après les chiffres de l’Insee, relayés par BFM TV. Le beurre a notamment vu son prix s’envoler en un an.

Les petits-déjeuners sont de plus en plus salés.

Et ce n’est pas une question de goût mais bien de prix. La majorité des aliments consommés lors du petit-déjeuner ne sont pas épargnés par l’inflation et voient leur prix grimper en flèche, selon les chiffres de l’Insee, rapportés par BFM TV.

Le café, star des petits-déjeuners, a connu une augmentation de 11,2% en l’espace d’un an. Même sentence pour le lait entier, qui voit son prix bondir de 7.8%, ou encore le lait demi-écrémé ou écrémé (+9,4%). Alternative au café, le chocolat en poudre et le cacao subissent eux aussi la loi de l’inflation et voient leur prix augmenter de 6,7%, au même titre que les jus de fruits (+6%). Seul le thé et les infusions limitent les dégâts mais n’échappent pas à une majoration de 3.1% en une année.

Plusieurs facteurs d’augmentation

Il n’y a toutefois pas que les boissons matinales qui sont touchées par cette flambée des prix. Les aliments préférés des Français pour le premier repas de la journée sont aussi touchés. Fidèle compagnon du pain grillé, le beurre est l’aliment marquant la plus forte hausse de prix avec un bond de 15.8% entre août 2021 et août 2022. Par ailleurs, le pain est lui aussi 8% plus cher que l’an passé. Les autres incontournables du repas le plus important de la journée prennent du plomb dans l’aile comme le yaourt (+9.7%), les œufs (+11.4%) et les céréales (+9,5%).

Comme pour les autres aliments souffrant de l’inflation, il ya plusieurs facteurs expliquant la hausse des prix. La première, c’est le coût de production qui grimpe pour les producteurs en raison de la hausse du prix de l’énergie, résultant du conflit russo-ukrainien. Le climat changeant joue aussi son rôle, notamment pour le café, dont le premier producteur mondial est le Brésil, où des inondations et des gels ont perturbé la production, raréfiant la denrée. Dernier facteur expliquant cette hausse de prix soudaine, le coût imputé aux transports, lesquels se font désormais par des chemins de traverse afin d’éviter les zones de conflits.

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