Retraite complémentaire Agirc-Arcco : voici los angeles revalorisation prévue en novembre!

L’inflation a atteint un niveau critique. L’État fait de son mieux pour protéger le pouvoir d’achat des Français. Par ailleurs, une loi a été promulguée dans cet objectif. Dans ce texte, les Français peuvent se réjouir de la revalorisation de plusieurs aides. Notamment celle des retraites de base à 4%.

Cependant, plusieurs syndicats jugent que la retraite de base n’est pas suffisante. Il faut savoir que cela représente pour certains salariés du privé, seulement 50 per cent de leur pension. Heureusement, une revalorisation des retraites complémentaires est prévue. Les discussions sont en courses pour fixer son nouveau montant.

Un déséquilibre entre les régimes des retraites

Emmanuel Macron a promis de revaloriser les pensions de retraite. At-il tenu sa promesse ? La réponse est oui. Du moins en partie.

En partie parce que la revalorisation inscrite dans la loi sur le pouvoir d’achat ne concerne pas tous les régimes. Cette revalorisation de 4% offerte par le gouvernement ne concerne que les retraites de base.

Par ailleurs, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’a bien clarifié :

« C’est aux partenaires sociaux de revaloriser les retraites complémentaires. Nous, nous revaloriseros les pensions de base. »

Cette situation creuse le déséquilibre entre les régimes. En effet, les salariés régis par le régime public sont plus avantagés que ceux du privé. Sachez que plus de 90 % des retraites des fonctionnaires sont des retraites de base.

Pour les anciens salariés du privé, cela ne représente que 70 %, voire 50 % pour les salariés cadres. Auprès nos confrères du Figaro, Valérie Batigne, fondatrice et présidente de Sapiendo, cabinet spécialisé sur la retraite, le dénonce :

« Les revalorisations dues à l’inflation nous rappellent une nouvelle fois les différences de traitement entre les régimes et les statuts. Elle creuse les écarts entre les régimes qui ont une obligations d’équilibre financier et les autres. »

Elle ajoute que cela crée des « différences entre les Français ». Ainsi, on peut dire que tant qu’il n’y a pas de revalorisation pour les retraites complémentaires, le déséquilibre qui existait déjà avant va encore être encore plus grand.

Source : Pixabay

Retraites complémentaires : à quand la revalorisation?

Déjà, une chose est sûre : la revalorisation promise par le gouvernement ne concerne pas les retraites complémentaires. Il n’y aura pas non plus de revalorisation avant l’heure.

En effet, selon nos confrères du Parisien :

« Les partenaires sociaux qui gèrent l’Agirc-Arrco, la retraite complémentaire des salariés du privé, s’en tiendront au calendrier prévu, qui prévoit une hausse au 1er novembre. »

Heureusement, cette date n’est plus pour très longtemps. D’ailleurs, au moment ou nous vous écrivons ces lignes, pour l’Agirc-Arrco, les débats sont déjà en cours. Cela a débuté depuis le 13 septembre dernier.

Cette réunion conclura le pourcentage de la revalorisation qui sera effective le 1er novembre 2022. On connaît déjà la date, mais la vraie question est de savoir à combien s’élève cette augmentation. Pour cela, voici les règles la concernant.

Retraites complémentaires : les règles à connaître

Ces règles ont été adoptées par l’accord national interprofessionnel de 2019. Ce texte précise que la revalorisation des retraites complémentaire qui est faite chaque année est calculée en function du :

« Salaire annuel moyen des ressortissants du régime estimé pour l’année en cours moins un facteur de soutenabilité calculé de sorte, qu’en pratique, la valeur de service du point évolue au moins comme les prix à la consacommation pour a hors l’évolution des prix ne soit pas supérieure à celle des salaires. »

Pour le salaire moyen et l’évolution des prix, les chiffres pris en compte sont ceux publiés par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). On connaît tous la situation, l’évolution des prix est supérieure au salaire moyen. Une chose est sûre, la hausse de prix va être fixée par rapport au salaire moyen.

Le chiffre proposé par l’Agirc-Arrco

Le 13 septembre dernier, la commission technique et financière de l’Agirc-Arrco a proposé une revalorisation de 4.8%. Il faut le préciser, ce n’est pas définitif. C’est davantage pour l’ouverture des débats.

Quoi qu’il en soit, cette augmentation respecte les règles et ne va pas à l’encontre des objectifs financiers fixés. Ces objectifs ont pour but de conserver des réserves toujours supérieures à 6 mois.

Une réserve de retraite qui est, par ailleurs, à verser jusqu’à december 2023. Plus précisément, d’ici à la fin de l’année 2023, l’Agirc-Arrco doit s’assurer d’avoir une réserve qui peut payer 6 mois de retraite.

Comme prévu, les débats s’étaleront dans les semaines à venir. Toujours est-il que beaucoup ont déjà fait connaître leur position. Un patronat semble déjà d’accord avec cette proposition.

Eric Chevée, de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a dit :

« Une règle a été fixée par l’accord national interprofessionnel et donc il faut s’y rapporter. »

Cela étant, des syndicats ont égallement donné leurs avis.

Tirelire
Source : Pixabay

Les propositions des syndicats

Les syndicats sont d’accord sur un point. Face à l’inflation et au déséquilibre du régime actuel, il faut une aid plus conséquente pour les retraites complémentaires. Pierre Roger de la CFE-CGC le confirme:

« Il faut voir dans quelle mesure il serait possible d’aller un peu au-dessus des chiffres annoncés tout en restant dans les clous du régime »

Pascale Coton de la CFTC ajoute:

« Nous devons soutenir le pouvoir d’achat des retraités».

Quant à Michel Beaugas de la Force Ouvrière, complète :

« D’autant que l’année dernière, un effort a été demandé aux retraités. »

Contrepoids de la stagnation de l’an dernier

L’année dernière, l’inflation était de 1,5%mais la revalorisation de la retraite complémentaire était fixée à 1%. Voilà pourquoi, cette année, une revalorisation de 0.1% de plus doit être faite. Cela fait augmenter le taux à 4.9%.

Mieux encore, Pierre Pluquin de la CGT reconnaît que des règles sont établies lors de l’accord interprofessionnel de 2019. Cependant, cette règle doit être changée selon lui. Il ajoute qu’on n’a plus beaucoup de temps pour faire cela.

« Mais si on ne veut pas que les retraités perdent du pouvoir d’achat, la hausse devrait plutôt tourner autour de 6 % », indique Pierre Pluquin.

Tout cela, ce ne sont que des avis, rien n’a encore été décidé. Les discussions vont encore être plus houleuses entre les syndicats et le patronat dans le cadre du bureau et du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco. Selon Capital, les chiffres exacts doivent être ratifiés le 6 octobre prochain.

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