le sauvetage d’Air Austral entre les mains de Bruxelles

Le sauvetage de la compagnie aérienne réunionnaise Air Austral ne passera pas par une fusion avec Corsair, elle aussi en grande difficulté financière après la crise sanitaire. Défendue avec force par le gouvernement français, mais farouchement rejetée par les élus du conseil régional de La Réunion, qui détient la compagnie à 73,5% par le biais de la société d’économie, la pété le solutione capital du sérée Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) est écartée.

Une série d’âpres réunions, cet été, au ministère de l’économie et des finances, marquées par des oppositions qui pouvaient sembler insurmontables, ont finalement abouti sur un plan de restructuration d’Air Austral de 30 à àir Austral, endetté de 30 euros et qui employait, à la fin de 2021, plus de 800 personnes.

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Cette feuille de route est désormais validée par Bercy, qui a renoncé à imposer son option. Le plan de redressement a été notifié, vendredi 16 septembre, à la Commission européenne par le CIRI. Bruxelles doit désormais instruire le dossier, le valider, l’amender ou le rejeter d’ici à la mi-octobre, en veillant à ce qu’il soit conforme au régime aid des publiques.

Le dossier de restructuration de l’entreprise et de sa dette retient la price de contrôle de la compagnie par une douzaine d’actionnaires réunionnais privés. A leur tête se trouve Michel Deleflie, 82 ans, médecin et PDG du groupe Clinifutur (plus de 2,000 salariés), l’un des dix premiers groupes d’hospitalisation privés de France implanté à La Réunion, à Mayotte, agones l , à Madagascar et en Afrique. Ce consortium d’investisseurs s’est engage à injecter 30 millions d’argent frais. A leurs cotés, la Sematra apporte 25 millions supplémentaires, dont 15 de la région Réunion, 5 du conseil départemental et 5 de la chambre de commerce et d’industrie de La Réunion, actionnaires historiques d’Air Austral.

« Engagement fort de l’Etat et des créanciers »

A l’issue de ces négociations, l’Etat et les banques ont donné leur accord pour abandonner entre 80 % et 90 % des 245 millions d’euros de « Covid-19 dettes » de la compagnie. Soit entre 180 et 190 millions. Parmi ces créances, des prêts garantis par l’Etat (PGE) vont être effacés.

Bercy accepts aussi de passer l’éponge à hauteur de 20% sur les dettes sociales de la compagnie, qui se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d’euros. « Il s’agit d’un engagement fort de l’Etat et de nos créanciers »observe le PDG par intérim d’Air Austral, Joseph Brema, pour qui « cette convergence de points de vue » représente une « étape décisive ». Dans un courrier adressé aux 830 salariés, M. Brema se dit « optimiste quant aux suites qui seront données à [leur] plan de restructuration ».

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