L. a. prudence s’installe peu à peu avant l. a. Fed – 09/15/2022 à 18:42


Photo d’archives des bureaux de London Stock Exchange Group

PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes, Londres exceptée, ont terminé en baisse jeudi et Wall Street cédait du terrain à mi-séance, la baisse du pétrole s’ajoutant à la prudence de mise à l’approche de la réunion Reserve fédérale.

À Paris, le CAC 40 a perdu 1,04% (64,57 points) à 6.157,84 points et à Francfort, le Dax a abandonné 0,55% alors qu’à Londres, le FTSE 100 gagnait 0,07%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 0.72%, le FTSEurofirst 300 0.58% et le Stoxx 600 0.65%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait dans le rouge après un début de séance hésitant: le Dow Jones reculait de 0,18%, le Standard & Poor’s 500 de 0,62% et le Nasdaq Composite de 0,94% .

Après les turbulences des derniers jours, liées principalement à la persistance de l’inflation aux Etats-Unis, les investisseurs qui espéraient trouver une nouvelle inspiration dans la pluie d’indicateurs américainsé du jour de sur voir sont fa conclusion tranches.

Les inscriptions au chômage ont diminué la semaine dernière et les ventes au détail ont enregistré une hausse inattendue de 0,3% en août. Par ailleurs, l’indice d’activité “Empire State” a reculé moins que prévu pour septembre alors que le “Philly Fed” affiche une baisse inattendue.

Enfin la production industrielle a diminué de 0,2% en août mais la production manufacturière an augmenté de 0,1%.

La bonne santé du marché du travail semble donc pour l’instant soutenir la consommation mais les carnets de commandes des entreprises montrent des signes de ralentissement. Le tout sur fond de remontée des taux d’intérêt, qui reste la préoccupation n°1 des marchés.

À six jours des décisions de la Fed, le scénario privilégié reste celui d’un relèvement de trois quarts de point du taux des “fed funds” mais la probabilité estimée d’une hausse de 100 points de base reste supérieurele 20% baromètre en temps réel FedWatch.

Cette perspective continue de nourrir la révision à la baisse des prévisions économiques: Barclays table désormais sur une contraction des économies avancées au quatrième trimestre et une croissance mondiale limitée à 2,2% en 2023.

PETROLLE

Le prix du baril chute de près de 4%, au plus bas depuis une semaine, en reaction à l’annonce d’un accord entre patronat et syndicat du secteur du transport ferroviaire aux Etats-Unis, qui devrait permettre d’éveter une à grande échelle à partir de samedi et donc d’importantes perturbations logistiques.

Le Brent abandonne 3,53% à 90.78 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 3.74% à 85.17 dollars.

VALEURS

En Europe, la plus forte baisse sectorielle du jour est pour le compartiment de l’énergie, dont l’indice Stoxx a cédé 2.1%. À Paris, TotalEnergies a abandonné 2,4% et Vallouurec 6,57%.

Le compartiment des hautes technologies a lui aussi souffert, dans le sillage du Nasdaq, et affiche en clôture un repli de 1,78%.

En hausse, le secteur bancaire a profité de la progression des valeurs espagnoles après les déclarations gouvernementales sur une possible modification du projet de taxation exceptionnelle des profits des banques. Santander a gagné 3,52%, Sabadell 4.9% and BBVA 2,23%.

L’indice Stoxx des banques de la zone euro en a profité pour atteindre son plus haut niveau depuis le 10 juin.

Dans l’actualité des fusions-acquisitions, Vodafone a pris 1,98% après un article de presse selon lequel les fonds KKR et Global Infrastructure Partners figurent parmi les prétendants à une entrée au tour de table de sa filiale de tours +tage 11.39%).

CHANGES

Le dollar est hésitant face aux autres grandes devises (+0,00%), non loin de ses récents plus hauts.

L’euro regagne 0.1% face au billet vert mais reste sous la parité, à 0,9987. Face au franc suisse, la monnaie unique est en revanche tombée à son plus bas niveau depuis janvier 2015.

Le yen est reparti à la baisse après son rebond de mercredi, faute d’informations nouvelles sur de possibles interventions de Tokyo pour le soutenir.

Le yuan a enfoncé pour la première fois depuis juillet 2020 le seuil de sept pour un dollar sur le marché “offshore”.

TAUX

Les rendements obligataires sont en hausse aux Etats-Unis comme en Europe après les indicateurs américains du jour, faute d’éléments susceptibles de remettre en cause la poursuite des hausses de taux.

Le deux ans américain an ainsi atteint 3,879%, son plus haut niveau depuis 2007, avant de revenir à 3,8604%, contre 3,4548% pour le dix ans.

En zone euro, le dix ans allemand a pris cinq points de base à 1,75% et le deux ans an inscrit un plus haut de 11 ans à 1,539%.

La séance a été marquée par une brève inversion du segment 10 ans-30 ans de la courbe des taux allemands, reflet de l’inquiétude croissant pour la santé de l’économie européenne.

(Rédigé par Marc Angrand)

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