Bientôt los angeles fin de Bagelstein à Nancy ? Epuisé, le proprietaire met le eating place en vente

Le restaurant Bagelstein à Nancy est actuellement en vente. (©Amandine Mehl/ Lorraine Actu)

« L’activité se porte très bien. On a même encore plus de monde qu’avant le Covid-19 » déclare Richard Zafrani, proprietaire du restaurant Bagelsteinsitué au 29 rue du Pont Mouja à Nancy.

Pourtant, l’établissement est à vendre. Conséquence d’un « ras-le-bol« , pour le gérant, qui souhaite désormais « passer à autre chose et changer complètement d’activité ».

Des journées interminables

Pour Richard Zafrani, l’aventure Bagelstein a commencé en avril 2013. Depuis, et encore plus depuis le coronavirus, les clients ne cessent d’affluer.

Mais, derrière le succes, se cachent des problemes que bon nombre d’autres restaurateurs connaissant égallement.

C’est beaucoup trop prenant comme boulot. Je n’ai plus de vie personnelle. J’arrive le matin à 9 h et si tout va bien, je pars à 18 h. Mais, bien souvent, je quitte le restaurant à 21 h 30. Puis, quand j’arrive à la maison, c’est encore pour bosser, car j’ai la tête dans les papiers. C’est trop de stress tout ça.

Richard ZafraniProprietaire du restaurant Bagelstein à Nancy

« Des gens investis ? On n’en trouve plus ! »

En plus des journées interminables, Richard Zafrani peine à recruter du personnel. « Trouver des gens investis un minimum ? Aujourd’hui, ce n’est plus possible » confie-t-il, exemples à l’appui.

J’ai embauché une étudiante pour les midis. Elle m’a dit que son emploi du temps lui permettrait de travailler. Sauf que, quand elle a pris connaissance de ses heures de cours, elle ne pouvait plus venir que deux jours par semaine. Dans un autre registre, j’ai eu un jeune homme qui voulait un contrat de 35 h. D’habitude, ce sont plutôt des contrats étudiants. Mais, j’ai répondu à sa demande. Une semaine où j’avais déjà une employée absente, il m’a téléphoné pour me dire qu’il avait une migraine et qu’il ne venait pas.

Richard ZafraniProprietaire du restaurant Bagelstein à Nancy

Des candidatures, le proprietaire en reçoit « des tons ». « J’ai multiplié les essais. Mais, aucun candidat n’est arrivé à la fin de son essai de 30 jours. « J’ai vomi, je ne viens pas. Leemain, j’ai encore vomi donc je ne viens pas. » Puis, quand je demande l’arrêt de travail, on me répond « Je n’ai pas pu aller chez le médecin, car j’étais trop malade. » »

Besoin d’un break

Épuisé, Richard Zafrani a donc décidé de passer à autre chose et de vendre son établissement. « Si quelqu’un veut reprendre Bagelstein, c’est possible. Mais le local peut aussi accueillir une autre activité. »

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Si pour le moment le proprietaire des lieux ne sait pas précisément ce qu’il fera, une fois l’aventure terminée, il assure “avoir plusieurs pistes pour rebondir”.

Mais, avant cela, un break de plusieurs mois s’impose !

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