Quels enjeux pour Limoges, Strasbourg et Dijon en Ligue des champions ?

La première phase de la Ligue des champions 2022-2023 démarre ce mardi. Sur la ligne de départ, trois clubs français : Dijon, Limoges et Strasbourg. S’ils nourrissent tous des ambitions européennes, les Français n’abordent pas la compétition dans les mimes dispositions. État des lieux.

Le contexte

Limoges a perdu ses trois premières rencontres de Championnat, dont le Classique à Pau dimanche (81-62). La réception de Manresa, finaliste de la dernière edition, ce mardi, apparaît comme une occasion d’enclencher une autre dynamique. « Dans l’état actuel des choses, on ne peut juste pas se permettre de viser à très long terme, il faut y aller étape par étape »reconnaît Nicolas Lang.

Strasbourg reçoit Szombathely mercredi, après avoir remporté son premier succès en Championnat dimanche contre Nancy (79-69). « C’est une super opportunité de rencontrer d’autres types d’équipes. C’est vrai que le Championnat de France est reconnu pour ses qualités athlétiques, mais c’est intéressant de voir autre chose, estime l’intérieur de la SIG Léopold Cavaliere. Ça fait plus de matches et nous, en tant que joueurs, on préfère jouer que s’entraîner, on ne s’en cache pas, les semaines sont longues quand il n’y a pas de Coupe d’Europe. Une fois que la saison a démarré, pour qu’une équipe trouve son alchimie, l’enchaînement de matches est parfois positif. »

« Pour une équipe où il ya des nouveaux joueurs comme la nôtre, c’est super intéressant »

Jonathan Rousselle, Dijon

Même position à Dijon, qui a subi son premier revers à Gravelines-Dunkerque samedi (71-69) après deux succès initiaux. « On est sur un sentiment de revanche parce qu’on vient de perdre notre premier match à Gravelines, révèle Jonathan Rousselle, donc on est contents d’enchaîner sur quelque chose de nouveau, et rapidement surtout : l’avantage, c’est qu’on n’a pas besoin de ressasser cette défaite frustrante toute la semaine, on va pouvoir mettre notre notre esprité et sur outre chose. Ça arrive au bon moment. C’est le très bon côté, et ça fait grandir ton équipe plus rapidement : tu enchaînes les matches, tu vois des styles de jeu différents, ton collectif s’enrichit. Pour une équipe ou il ya des nouveaux joueurs comme la nôtre, c’est super intéressant. »

Les ambitions

Du côté de Dijon, cette Coupe d’Europe est un véritable objectif. « C’est dans les objectifs du club de s’exporter, de parler de la Bourgogne, confirme le meneur Jonathan Rousselle. Il ya vraiment cette notion de bien figurer pour parler du groupe JDA, du projet. C’est une compétition qui est très importante ici, qui a amené des choses très positives pour le club (3e en 2020), l’a amené à grandir, donc historiquement, ce n’est vraiment pas un truc qui est pris à la légère, on ne fait pas de différence le Champion entrenat et la BCL. »

« Avoir d’abord des objectifs à court terme et ensuite, s’en fixer des nouveaux »

Sur le principe, Léopold Cavaliere rejoint Rousselle, même s’il nuance : « En termes d’objectif, c’est clairement affiché par le club de performer, même s’il faut quand même préciser qu’il peut parfois être secondaire par rapport au Championnat : tu peux être très bon’E en Coupe, d en Championnat, tu es relégable, les gens vont te dire : ”bon, les gars, focus Championnat de France maintenant.” Ça peut passer à un plan secondaire, mais ça fait deux ans qu’on arrive à performer sur les deux tableaux, ce qui est, je pense, une satisfaction pour le club. »

La situation de Limoges illustre ce postulat : « On est quand même un peu dans le dur en ce moment donc pour l’instant, je n’ai pas forcément une vision à très long terme, on va dire, reconnaît Lang. Le but principal, c’est de passer le premier tour et après, ça dépend, parce que c’est un format un peu particulier. C’est un peu comme quand tu veux être en play-offs et après, c’est une nouvelle saison qui commence. Avoir d’abord des objectifs à court terme et ensuite, s’en fixer des nouveaux. On veut quand même faire quelque chose de bien. »

Le tableau d’honneur

Alors que l’Asvel et Monaco sont ultra-favoris pour le tableau d’honneur des compétitions domestiques, l’Europe offre une occasion de briller. « Tu sais qu’en Championnat de France, il ya les deux grosses locomotives devant toi et au final, les options de titre sont plutôt fermées, estime rousselle. Si tu n’arrives pas à faire un coup sur le Leaders Cup, la Coupe de France ou un super parcours en BCL, le titre de champion de France, on sait qui sont les deux grands favoris. C’est donc vraiment super intéressant de pouvoir aller dans cette compétition, de bien y représenter le Championnat de France, qui est un Championnat qui progresse, de plus en plus respecté. Ce n’est pas étonnant que les bons clubs français aient de bons résultats dans cette compétition : elle leur permet de s’exprimer. »

« Chaque compétition dans laquelle tu t’engages est une occasion de performer, de faire un podium, d’avoir un titre »

Léopold Cavaliere, Strasbourg

Cavaliere rejoint le Dijonnais : « Ça laisse une occasion de plus : chaque compétition dans laquelle tu t’engages est une occasion de performer, de faire un podium, d’avoir un titre. Je suis toujours en quête de mon premier titre en 5×5, le fait d’avoir cette BCL, c’est une occasion de plus. Notre équipe ayant une rotation beaucoup moins large que l’Asvel et Monaco, la BCL est peut-être plus taillee pour nous. »

Du côté de Limoges, seul club français vainqueur de l’Euroligue, en 1993, l’ambition est certes mesurée, mais pas absente : « Je pense qu’on ne peut pas prétendre à faire quelque chose en BCL sans être solide en Championnat. Tu ne vas pas finir 15e en Championnat et t’aérer l’esprit et gagner des matches en BCL, non. Les equipes qui gagnent (en Europe), il ya du haut niveau. Les clubs français ont pour l’instant bien performé: on va essayer de le faire aussi. »

.

Leave a Comment