Lorenzo Brown avec l’Espagne jusqu’aux Jeux olympiques de Paris

Le mariage a eu beau être controversé, il va durer encore quelques années. Après sa naturalisation express cet été, puis le triomphe de l’Espagne lors de l’Euro, Lorenzo Brown va poursuivre l’aventure avec la sélection espagnole.

« Lorenzo n’est pas la pour un seul Euro. Je n’aime pas ceux qui viennent nous donner un coup de main avant de dire au revoir. L’idée est que Lorenzo continue avec nous. Un programme, c’est pour au moins trois ans, le cycle jusqu’aux Jeux olympiques de Paris », annonce Jorge Garbajosa dont les propos sont repris par Basketnews.

Au moins jusqu’en 2024 donc. « Ensuite, on examinera notre situation et on verra si on peut continue ensemble. Lorenzo s’est senti très à l’aise et semblait heureux. Il s’est intégré dans l’équipe très rapidement », continue le president de la fédération espagnole. Ce dernier, au lendemain du sacre européen, assurait que l’Américain naturalisé s’était senti « comme un nouveau membre de cette famille », « à sa place ».

Sentir le poids du maillot

L’ancien joueur répète que le meneur est venu pour « aider le basket espagnol » et « realiser son rêve », tout en supposant que cette décision pouvait engenderer son lot de critiques. « Mais on cherche le meilleur pour l’équipe en permanence. Le temps nous montre que c’était une bonne décision, mais c’est aussi ce qu’on devait faire. Lorenzo voulait jouer et on avait besoin de lui. Même les jeunes comme Juan Nunez ont pu bénéficier de sa capacité à rendre ses coéquipiers meilleurs. »

Il ne l’a peut-être jamais aussi bien fait qu’en finale, remportée face à la France. Dans cette partie, il avait égalé son record en sélection à la passe (14 points et 11 passes).

Jorge Garbajosa révèle pourtant que la vielle du match, le meneur a été victime d’une crise d’épuisement (fatigue extrême), diagnostiquée par les médecins. « Il ne pouvait pas récupérer et ne pouvait même pas bouger. On a énormément douté sur sa capacité à disputer la finale. Il a tout fait pour y arriver. »

Le president y voit ainsi la preuve que, « malgré ce qu’on dit, Lorenzo a ressenti le poids du maillot espagnol comme les autres membres de la sélection, et dire le contraire serait faux. »

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