Basket. Médaille d’argent des Bleus à l’Euro: “on ne regarde que le verre à moitié vide”, regrette Foirest – Basket



Laurent, que retenez-vous de cet Euro 2022 ?

Ça a été une belle aventure, mais éprouvante.

Éprouvante dans quel sens ?

Ça ne se passait pas toujours comme on voulait sur le terrain donc avait pas mal de travail et de réflexion à faire. Lors du premier tour, avec les autres membres du staff, on n’a pas beaucoup dormi car on a beaucoup cogité.

On a l’impression que l’équipe de France a eu du mal à trouver sa véritable expression…

Oui elle s’est cherchée. Défensivement, ça allait, car on a pu compter sur nos qualités athlétiques, mais en attaque, on avait beaucoup de carences. Il nous manquait des connaisseurs de ballon comme Nando (de Colo) et Nicolas (Batum). On mesure mieux leur importance quand ils ne sont pas là : ils apportent leur connaissance du jeu, de la fluidité. Même en coulisses, ils ont manqué par leur leadership. Avec eux, les choses se font naturellement. D’autres ont essayé de prendre la place, mais ce n’est pas pareil, même si globalement, le groupe s’est bien tenu.

Comment appréciez-vous cette médaille d’argent ?

On est frustré sur le dernier match, mais on finit quand même second, pour la quatrième fois d’affilée sur un podium d’une compétition internationale, lors d’un Euro considéré comme le plus relevé de l’histoire. Ce n’est pas rien. En France, on a l’habitude de voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein et ça m’agace t’entendre dire qu’on n’a pas bien joué ou qu’on a eu de la chance. Mais tout ça fait partie du jeu. On finit deuxième alors que des équipes comme la Serbie et la Grèce ont été éjectées bien avant…

Avez-vous l’impression d’avoir raté la finale ou est-ce l’Espagne qui était vraiment au-dessus?

Les deux. L’Espagne a fait son chemin, est montée en puissance collectivement jusqu’à la finale où on a attendu 17 minutes pour se libérer et commencer à jouer. On savait que l’Espagne allait être patiente contre nous, qu’elle ne jouerait pas comme d’autres nations avant elle contre nous en privilégiant la deuxième solution à la première, mais on a quand même-édesêché l’en Et ils avaient bien identifié nos faiblesses offensives qu’ils ont su exploiter. Hernangomez a fait un gros match avec des gros shoots, à trois points. Si l’Espagne est moins adroite derrière l’arc, le match est sans doute différent, mais collectivement, elle était au-dessus de nous.

Ça doit vous faire bizarre de passer de l’Euro aux matchs de Pro B avec les Béliers?

Oui, c’est sûr, que ce n’est pas la même chose qu’avec des joueurs comme Doncic (rires). Il va falloir se réadapter, mais ça reste du basket. L’important, c’est que les mecs comprennent ce qui est demandé pour leur niveau. Si c’est le cas, ça le fera. Là, je suis encore un peu fatigué (2). C’est pour ça que j’ai laissé Seb (Auffret) coacher. Il le méritait aussi par rapport à tout le travail effectué en préparation en mon absence. Il nous reste un mois pour peaufiner les détails et régler certains trucs évidents.

Vous vous voyez continue comme assistant en équipe de France ou prendre en mains une sélection ?

Pas plus que je projetais quand j’étais joueur, je ne me projette pas comme coach. Là, je suis bien comme je suis. Je ne vais pas m’embêter à penser à autre chose. Quant à l’équipe de France, tant que Vincent (Collet) voudra de moi., j’irai.

(1) Avec Pascal Donnadieu et Rudy Nelhomme, Laurent Foirest est l’un des trois assistants du sélectionneur Vincent Vincent Collet.

(2) Interview réalisée mardi soir après le match de Coupe de France de Quimper contre Les Sables.

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