Basket / Elan Béarnais : Eric Bartecheky, fidèle au poste

« Oui, sans aucun doute. Sur le terrain on a réussi à performer dans un contexte, avec tout ce qui se passait autour, qu’on pouvait difficilement imaginer. Je n’avais jamais vu une organization pareille. Il n’y a pas eu que du négatif dans le domaine sportif, en revanche on a vécu avec pas mal d’interrogations toute la saison sans pour autant imaginer que ça se terminerait comme ça, avec un tel déficit et tout sorti ce ensuite. Avoir obtenu d’aussi bons résultats avec tout ce qui aurait pu nous perturber en parallèle, c’est assez dingue ! J’ai l’impression que tous les remous ont aidé à ce que l’équipe se concentre uniquement sur le jeu. »

Si vous ne deviez conserver qu’un bon souvenir de cette dernière saison ?

« Bercy, c’est différent des playoffs, mais un peu plus fort par rapport au cadre, à l’ambiance, et au titre évidemment (la Coupe de France, NDLR). C’est un événement super à vivre. Mais l’image du Palais…

« Oui, sans aucun doute. Sur le terrain on a réussi à performer dans un contexte, avec tout ce qui se passait autour, qu’on pouvait difficilement imaginer. Je n’avais jamais vu une organization pareille. Il n’y a pas eu que du négatif dans le domaine sportif, en revanche on a vécu avec pas mal d’interrogations toute la saison sans pour autant imaginer que ça se terminerait comme ça, avec un tel déficit et tout sorti ce ensuite. Avoir obtenu d’aussi bons résultats avec tout ce qui aurait pu nous perturber en parallèle, c’est assez dingue ! J’ai l’impression que tous les remous ont aidé à ce que l’équipe se concentre uniquement sur le jeu. »

Si vous ne deviez conserver qu’un bon souvenir de cette dernière saison ?

« Bercy, c’est différent des playoffs, mais un peu plus fort par rapport au cadre, à l’ambiance, et au titre évidemment (la Coupe de France, NDLR). C’est un événement super à vivre. Mais l’image du Palais qui vibre, à fond derrière nous face à Monaco en demie, c’était vraiment génial ».

Pourquoi avoir choisi de prolonger deux saisons supplémentaires après celle qui débute, alors que de gros nuages ​​enveloppent toujours l’horizon de l’Elan ?

« La prolongation était déjà prévue dans le contexte américain avec CSG. Avec le changement de direction, je ne savais pas si c’était toujours d’actualité ou pas. Finalement, je suis reconnaissant, fier et heureux que cela ait pu se faire. J’apprécie la région, le club, je suis fier de porter les couleurs de l’Elan pour les années qui viennent, fier de voir que des gens se sont battus pour que le club demeure au plus haut niveau français. »

Ce contrat de trois ans change-t-il votre façon d’aborder la saison, vous ôte-t-il un peu de pression ?

« Non, ça ne change rien et cela ne doit surtout rien changer ! Je suis un compétiteur, je veux tirer le maximum de l’équipe, gagner le match qui arrive ou en gagner le plus possible, même si l’objectif final est différent.”

On a effectivement du mal à imaginer un printemps avec l’Elan participant aux playoffs…

« En étant réaliste, le challenge proposé à l’équipe et au staff est différent de celui des saisons précédentes. Au regard de tout ce qui s’est passé, il ne faut pas avoir peur de dire qu’assurer le maintien sera déjà une très bonne chose qui permettrait au club de continuer à s’améliorer à tous les niveaux. »

En tant que technicien, le défi est-il aussi exaltant de s’élancer pour assurer le maintien que pour conquérir le Top 5?

« Franchiment, oui. Evidemment, je préfère bénéficier de plus de moyens, comme l’an dernier, pour jouer les premiers rôles. En revanche, on est obligé de relativiser, de faire preuve de recul et de s’ajuster aux événements. Ce contexte difficile doit nous animer d’un esprit conquérant, ça doit nous donner un supplément de rage, de combativité et de solidarité. Bien sûr, cela ne suffit pas, mais c’est le minimum à cultiver. »

A l’issue du mois de préparation, sentez-vous l’équipe anime d’un tel état d’esprit ?

« Oui, elle n’est pas du tout dans un mode suffisant comme cela arrive parfois en début de saison avec des joueurs encore plus talentueux, de caractère, qui peuvent sortir du bois à tout moment. Cette année, ce n’est pas ça. Les joueurs sont appliqués, impliqués, conscients du contexte. Maintenant, les grosses incertitudes sont liées au comportement de l’équipe une fois le championnat lancé. Ce n’est qu’une fois dans le bain qu’on découvrira les fragilites du groupe par rapport à ses caractéristiques propres, au fait qu’on ne soit que neuf dont les deux jeunes passés pros cet été Le terrain va vite nous fixer. »

Commencer à construire l’équipe six semaines après tous les autres clubs at-il ajouté de la difficulté à la difficulté ?

« Oui, vraiment. Il y avait le casse-tête financier, une masse salariale revue à la baisse, et l’état du marché à prendre en compte. Après l’annonce du changement de direction, on n’a pas pu se mettre au travail de suite. Il a fallu une bonne semaine avant de connaître la situation plus précise, la masse salariale sur laquelle on pouvait tabler, établir les stratégies, avant de réellement entamer le recrutement. »

Premier joueur annoncé, le meneur Michael Stockton. Un choix prioritaire ?

« Completement. En conservant Vitalis (Chikoko), je savais que Michael nous apporterait des garanties pour bâtir un axe 1-5 (meneur-pivot) solide. On peut construire autour de cet axe. Stockton ne marquera pas 30 points par match, mais il apporte un vrai QI basket, de l’intelligence avec un côté fédérateur au niveau du groupe. »

L’idée est-elle de remettre Vitalis Chikoko au center du projet ?

« L’an dernier, il était entouré de joueurs extérieurs « artistes». Là, on voulait avoir quelqu’un qui l’alimente beaucoup plus en ballons. Ce sera le cas avec Stockton qui passe la balle avec intelligence. »

L’absence d’un ailier athlétique et défenseur que vous souhaitiez recruter pour compléter l’équipe, laisse-t-elle un vrai trou dans le puzzle ?

« Quand on m’a annoncé que cela ne pouvait pas se faire pour le moment, je ne vais pas dire que ça m’a réjoui. Par contre, je compends a situation. Financièrement, beaucoup d’efforts ont été faits de la part de beaucoup pour que le club continue d’exister. On va faire avec ce groupe réduit au minimum ; avec neuf joueurs dont Enzo (Shahrvin) qui devient la première rotation de Vitalis et Fabio (Milanese) qui entre dans les cinq joueurs extérieurs que toutes les équipes utilisent a minima. Le point positif est d’avoir réussi à avoir un peu de complémentarité avec Ada (Sané) qui est capable de jouer en 4 (ailier fort) et un peu en 5 (pivot), et Cummings, un 4 qui peut dépanner en 3 ( ailier) pour soulager Giovan (Oniangue). On va pouvoir jongler comme ça. L’avenir nous dira si c’est suffisant. »

Shahrvin et Milanese sont donc aptes à donner des minutes rentables malgré l’énorme marche, notamment athlétique, qui existe entre le championnat espoir et celui d’élite ?

« Sur les matches amicaux, ils ont montré qu’ils peuvent tenir le choc physiquement. Je compte sur eux, ils ont un vrai rôle à jouer. Ils ont l’énergie nécessaire. Ils ont aussi l’inconstance et l’inexpérience normales chez les jeunes joueurs. A eux d’avancer, de travailler pour progresser sur l’intelligence de jeu, technique le contrôle qu’ils n’ont pas encore aujourd’hui. »

Etes-vous satisfait des six matches de préparation qui se sont soldés par quatre victoires (Tarbes, Saragosse, Boulazac, Fos) et deux défaites (Limoges, Andorre) ?

« J’ai vu des choses intéressantes, malheureusement on ne peut pas avoir une évaluation précise de notre niveau car on n’a pas joué de grosses équipes du championnat. A la base, on devait participer aux tournois de Vannes et de Bourges, très relevés, qui appuient là où ça fait mal, mais à cause des événements et incertitudes de l’été, on nous a remplacés. Ce genre de confrontations nous manque. On va découvrir tout ça dans les conditions réelles, à commencer samedi contre Strasbourg. »

Strasbourg, à Boulogne-Levallois, Limoges, à Bourg : quatre premières journées où chaque victoire serait un exploit…

« Dans notre situation aucun adversaire n’aurait été facile. Mais force est de constater qu’on attaque avec des équipes habituées au haut de tableau. Si ça se passe moyen, il ne faudra surtout pas paniquer. On a évidemment envie de gagner tous ces matches-là, mais on doit aussi s’en servir pour évaluer notre niveau, tenter de résoudre les différentes problématiques, camoufler les éventuels problèmes mettant rencontrésés en. »

Finalistes l’an dernier, l’ASVEL et Monaco semblent avoir franchi une marche supplémentaire cet été. Comment considérez-vous ces deux énormes écuries ?

« Elles étaient monstrueuses l’an dernier, elles le sont encore plus cette saison ! C’est bien pour le basket français, sa visibilité puisqu’ils alignent de très forts joueurs, beaucoup d’internationaux. Les deux équipes ont l’ambition de jouer un vrai rôle en Euroligue et c’est tant mieux. Nous, par rapport à eux, on sait qu’on ne jouera pas dans la même cour. Pour les autres aussi, ambitionner le titre semble illusoire. Nous, a priori, on sera dans un autre championnat, avec Le Portel, Fos, Blois, Nancy. Mais on n’est jamais à l’abri de voir un “petit” venir s’immiscer dans la lutte pour les playoffs. On connaît le championnat, tout le monde peut battre tout le monde ».

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“Je suis fier de porter les couleurs de l’Elan pour les années qui viennent, fier de voir que des gens se sont battus pour que le club demeure au plus haut niveau français”

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