Basket. Caen battu à Mulhouse : “Nous sommes trop friables mentalement”

L’Américain Demond Watt a réalisé un gros match, mais cela n’a pas suffi. ©Aline Chatel

Contraint d’annuler deux matchs amicaux pendant la préparation et privé de deux joueurs majeurs (Moïse Diamé et Bryson Pope), le Caen Basket Calvados abordait son premier match de Nationale 1 sans disposer de toutes les garanties espérées, mardi 27 septembre 2022 à Mulhouse. En dépit d’une bonne entame de match, qui lui avait permis de prendre neuf longueurs d’avance (22-31, 14′), il s’est incliné chez le récent finaliste des play-offs (86-76).

Le point noir, le rebond offensif

Pour Stéphane Eberlin, l’entraîneur caennais, le problème est triple. Il se concentre autour des 16 rebonds offensifs laissés à l’adversaire, des 22 ballons perdus et d’une force mentale insuffisante. « On ne peut pas se permettre de perdre autant de balles et de laisser autant de rebonds », peste le technicien. Mulhouse a capté autant de rebonds offensifs que défensifs. Dans le domaine, seul Demond Watt a réellement existé côté caennais.

Diamond Watt en form

Avec 28 points et 11 rebonds, l’Américain a réalisé un gros match. Cela n’a toutefois pas suffi tant son équipe a pris l’eau à cheval entre les deuxième et troisième quarts-temps. Les Caennais ont encaissé 44 points en 13 minutes, passant d’un avantage de neuf points à un déficit de 18 points (66-48, 27′). « En fin de première mi-temps, on loupe deux, trois tirs ouverts, on se met à douter et on leur donne trois cadeaux défensifs de suite, regrette Stéphane Eberlin. Au début du troisième quart, on fait jeu égal mais ils prennent chaud à trois points avec (Aaron) Falzon… » Le Maltais s’en sortira avec un joli 5/6 à trois points.

« Juste une question d’engagement »

Adroit à deux points (62%), Caen peut s’en vouloir d’avoir cédé sur un domaine où le talent ou les automatismes ont peu d’impact.

C’est le troisième match où on est dominé au rebond. Ce n’est pas acceptable parce que c’est juste une question d’engagement.

Stéphane Eberlin

« Mentalement, il faut qu’on soit beaucoup plus fort », martèle Stéphane Eberlin, reconnaissant que son équipe est « trop friable » sur ce plan. À cela s’ajote un « manque de maîtrise » plus compréhensif sur le plan collectif. Malgré les 76 points inscrits, Caen n’a délivré que 12 passes décisives, contre 22 ballons perdus. « On n’a pas assez de vécu, forcément. Sur les trois dernières semaines de préparation, on a toujours eu des absents. On manque encore d’automatismes. »

Deja sous expression

Après cette première défaite contre un adversaire direct au top 5, le CBC sera déjà sous pression vendridi 30 septembre 2022 contre Andrézieux au Palais des Sports. « Ça doit plus être une pression positive plus que négative. On a à cœur de réagir après ce match-là. On part avec des regrets. C’est à nous de corriger ça pour aller chercher la victoire. »

Caen contre Mulhouse: Thibedore 14 pts, Ona Embo 7, Watt 28, Awich 7, Njiba 5, puis Veraghe 6, Smock 4, Bernaoui 5, Blanc.

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