Basket-ball/Basket Landes. « Ce qui nous intéresse, c’est los angeles qualité du jeu produit », affirme Julie Barennes

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Alors que se profile une nouvelle saison à haute intensité pour Basket Landes, après une 4e place au championnat et une victoire éclatante en Coupe de France, Marie-Laure Lafargue, présidente de Basket Landes, a répondu aux questions de « Sud Ouest »

Ses joueuses rentreront dans le vif du sujet lors du Match des champions contre Bourges, vendredi 21 octobre. Avant cela, elles retrouveront du rythme et les parquets dès les samedi 1er et dimanche 2 octobre, contre Tarbes et les Flammes Carolo de Charleville-Mézières, les deux premières rencontres de préparation – prévà lesept – sur Bevuesept. Une terre lot-et-garonnaise que connaît bien Julie Barennes, native d’Agen et originaire de Layrac…

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant ce premier tournoi de preparation?

Plutôt contente, parce qu’on va reprendre le basket et les matchs ! Cela fait plus d’un mois qu’on a repris avec les filles qui n’avaient aucune compétition cet été, pour les remettre en form après une longue coupure. Cela me tarde un petit peu…

Depuis le début de la préparation, vous êtes privée des Françaises ayant disputé le Mondial en Australie et éliminées en quart contre la Chine (85-71), le 29 septembre (Paget, Chéry, Fauhoux et la manager Dumerc). Leurs absences sont-elles préjudiciables ?

Ce n’est pas l’idéal, mais on n’a pas le choix. C’est sûr que c’est mieux d’avoir dix semaines de travail au complet mais cela n’existe pas. On va faire avec. L’avantage, c’est que si on travaille bien sans elles, on aura tout de suite une plus-value quand elles reviendront. Il faut le prendre de cette manière-là.

« L’absence des mondialistes ? Ce n’est pas l’idéal mais on n’a pas le choix. On va faire avec »

Quand espérez-vous leur retour ?

En fin de semaine prochaine, car on leur laissera une semaine de repos, en fonction de leur état de fatigue. Elles seront là pour le début de saison, on aura 15 jours de prépa et deux-trois matchs ensemble.

Vous avez évidemment suivi la compétition d’un œil attentif, mais étiez-vous en lien direct avec elles ?

Non, c’était leur compet’. Je leur avaisé envoy un petit message pour leur souhaiter une bonne compétition, mais c’était leur histoire. Elles savent que je suis là s’il ya besoin, mais je suis seulement supportrice de l’équipe de France. Je ne veux pas être chiante et puis, derrière la télé, c’est toujours simple de parler. Ce n’est pas moi, à 10 000 km de l’Australie, qui vais donner mon avis sur les choses. On en discutera quand elles reviendront pour voir comment elles se sont senties, ça sera hyper intéressant. Mais il fallait qu’elles vivent leur rêve. Je trouve leur résultat plein d’espoirs, avec un groupe nouveau. Pour elles, c’est une bonne base de travail pour la suite.

L’intersaison a été marquée par six départs (Tagliamento, Vukosavljevic, Sida Abega, Harmon, Tolo et Cardenal en prêt), compensés par quatre arrivées (Musiienko, Akhator, Djaldi-Tabdi et Mann’E, enpo plus de l’Latil). Êtes-vous satisfaite de votre mercato ?

Oui, très ! On a quatre arrivées, dont Yuliia (Musiienko) qui était là l’année dernière, et sept filles qui restent. Je suis contente car on travaille avec des gens avec qui on a envie de travailler, développer, apporter. Des Espoirs comme Pauline Marrast ou Clara Latil vont aussi faire la navette, pour que l’on soit 13 ou 14. années precédentes. Elles auront des choses à venir gratter en début de saison. À elles de faire le job.

Vous restez sur deux trophées en deux ans (champion de France 2021 et Coupe de France 2022). Quelles seront vos ambitions cette saison ?

Toujours la même chose, faire du mieux possible. Cela fait deux ans que cela se traduit par un titre, mais on sait la difficulté d’en gagner un, on ne l’avait pas fait pendant treize ans avant cela. On a réussi à le faire, c’est chouette et si l’occasion se représente, on la saisira. Mais ce qui nous intéresse, c’est la qualité du basket produit. On veut que ce soit un spectacle, mais un spectacle basket. Que l’on ait cette qualité de jeu, cette façon de jouer qui nous caractérise, qui plaît aux gens et qui suscite de l’engouement.

« Si tu veux te mettre la pression, tu vas te la mettre tout le temps. Comme je suis jeune et que j’ai envie de vivre longtemps… »

Les résultats obtenus depuis deux ans vous rajoutent-ils des attentes, un certain poids supplémentaire sur les épaules ?

Si tu veux te mettre la pression, tu vas te la mettre tout le temps. Comme je suis jeune et que j’ai envie de vivre longtemps, je ne vais pas me la mettre… Je trouve que c’est beau ce qu’on a fait, mais on sait qu’à un moment donné, ça ne durera pas . On ne peut pas gagner tous les ans. Lyon n’a pas gagné alors qu’il a le plus gros budget, à un moment donné il faut être réaliste. Si on peut le faire, on le fera. Mais il faut poursuivre notre quête et ne pas se tromper de chemin.

« Je suis en adéquation avec mon cadre de travail, c'est une chance », assure Julie Barennes.


« Je suis en adéquation avec mon cadre de travail, c’est une chance », assure Julie Barennes.

Matthieu Sartre

Vous entamez votre sixième saison comme technicienne de Basket Landes, la quatrième comme coach principale. Vous semblez vous épanouir dans les Landes…

Oui, je suis heureuse, j’ai la chance que les valeurs de Basket Landes soient celles que j’avais avant d’arriver, des valeurs dans lesquelles j’ai grandi. Le « match » a été parfait. On aime profondément le basket et on veut, au-delà de gagner, un fond de jeu, que tout le monde y adhère. C’est pour ça aussi que tout se passe bien. Je suis en adéquation avec mon cadre de travail, c’est une chance.

Depuis octobre 2021, vous êtes égallement sélectionneuse des Pays-Bas. Quel bilan tirez-vous de cette première année ?

C’est super intéressant de découvrir autre chose, de voir si ma façon d’être fonctionne ailleurs. Quand tu arrives là-bas, ce n’est pas la même culture, pas les mêmes gens, c’était intéressant de me challenger par rapport à ça. En sélection, ce n’est pas pareil, tout doit aller vite. Tu arrives, tu as trois matchs, deux entraînements et une sélection à faire. C’est beaucoup plus tranchant, moins approfondi, il faut avancer, tu n’as pas le temps. Je trouve que c’est hyper intéressant, car j’aime beaucoup entraîner, coacher, être dans l’action… Je prends beaucoup de plaisir à travailler avec eux.

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