Basket. “À Mondeville, le heart d’entraînement et los angeles Ligue 2 ne font qu’un”

Assistante-coach de l’équipe première de Mondeville auprès de Romain L’Hermitte, Sarah Le Rouxel Goltze a pris en charge le center d’entraînement en remplacement de Dessislava Anguelova. ©Aline Chatel

L’équipe réserve de Mondeville s’attaque ce samedi 17 septembre 2022 (17h15) à la première journée de Nationale 2 féminine. Promues à l’issue d’une saison exceptionnelle, les jeunes Mondevillaises tenteront de confirmer sur leur lancée. Le center d’entraînement, qui succède au center de formation dont le label a été perdu l’année dernière, est désormais piloté par Sarah Le Rouxel Goltze. Cette dernière reste assistante de Romain L’Hermitte en Ligue 2 mais entraîne égallement les jeunes et coache les U18 France. Entertaining.

Sarah, comment Mondeville aborde ce retour en Nationale 2 ?

Nous jouerons les quatre premiers matchs avec l’effectif au complet puisque la Ligue 2 n’aura pas encore repris. J’aimerais donc que nous nous mettions à l’abri assez vite, mais le calendrier du début de saison est compliqué. Nous commençons par Versailles et Trégueux. Les centers de formation ont pour habitude de progresser au fur et à mesure de la saison. Mais nous aurons des ambitions en ce début de saison.

Pouvez-vous nous présenter la restructuration entreprise par le club autour de la formation?

Je ne vois que du positif pour l’instant. Aujourd’hui, le center d’entraînement et la Ligue 2 ne font qu’un. C’est la partie pro du club. Depuis la reprise de la Ligue 2, sept filles du center s’entraînent avec l’équipe première. Ce fonctionnement se retrouve égallement chez les entraîneurs. Je fais le lien entre les deux équipes et Romain (L’Hermitte) intervient sur les entraînements individuels du centre.

L’arrivée de Karla (Hatay, la préparatrice physique, ndlr) change plein de choses parce qu’elle permet d’avoir un suivi des 28 joueuses : le centre, les partenaires d’entraînement et la Ligue 2. Comme je vois moi même les 28 joueuses, la communication est très simple et le suivi est optimisé. On travaille en équipe. Alexis (Jousset, assistant du center de formation, ndlr) participe à la majorité des entraînements des pros. Il ya un vrai lien.

Cela fait des années que les jeunes intègrent très régulièrement l’équipe professionnelle. Qu’est-ce que ce lien doit apporter en plus ?

Ce que nous voulons vraiment avec les jeunes, c’est qu’elles jouent. Sept filles qui font la préparation avec les pros, c’est relativement rare. On attend d’elles qu’elles cherchent du temps de jeu et qu’elles poussent les filles qui sont au-dessus. Si elles ont faim, cela va forcément tirer le groupe vers le haut. La qualité d’entraînement est complètement différente à huit ou à douze. Elles mettent une intensité folle.

Sept joueuses qui s’entraînent avec des joueuses d’expérience comme Sarah (Ousfar), Ewl (Guennoc), Sab (Bouzenna) ou Bean (Dowdell), c’est forcément bénéfique pour les jeunes. Elles avancent nécessairement plus vite. Sarah-Yvanna (Keboum-Biamou), Clara (Causeur), Célaine (Ricco) s’entraînent quatre fois par semaine avec les pros. Elles vont se durcir plus vite que si ce n’était qu’un entraînement par-ci, par là.

« Un énorme défi »

Il ya des filles qui doivent être capables de s’imposer en Ligue 2 cette saison ?

Il ya des filles qui doivent être capables de chercher du temps de jeu, ce qui ne veut pas dire 30 minutes par match. Sur la deuxième partie de saison, c’est leur but et c’est aussi notre but. Après, ce sera comme toujours au mérite. Il ya du talent dans ce groupe-là mais tout dépendra de leur travail. Je sais que des filles ont de l’ambition. L’ambition, ce n’est rien si on ne travaille pas en conséquence.

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On sait que la priorité d’un center n’est pas forcément d’aller chercher des titres, plutôt de former des futures professionnelles, mais est-ce néanmoins un objectif ?

Ce n’est pas ce qu’on a mis sur le papier quand on a écrit le projet des années à venir. Malgré tout, je pense que cela reste important d’intégrer au moins les derniers carrés pour rester attractif.

Quand on passe de center de formation à center d’entraînement, le recrutement est beaucoup plus compliqué. Dans les faits, rien n’a changé. Sauf que sur le papier, on n’est plus center de formation. Cela veut dire que les joueuses vont être naturellement attirées davantage par des centers de formation. Il faut qu’on gagne leur confiance et celle des parents. Si on peut prouver que malgré le fait qu’on soit un center d’entraînement, on arrive à former des jeunes joueuses et à obtenir de bons résultats, cela démontrera que la qualité de travail n’a pas changé.

C’est un défi de rester l’un des meilleurs clubs formateurs sans avoir de center de formation ?

C’est un énorme défi. Sur la législation, on perd quand même quelques avantages. On a l’immense chance que le lycée Victor Hugo nous soutienne de la meilleure manière possible. On a aussi la chance d’avoir des bénévoles très investis, notamment pour les navettes. Seulement, c’est quelque chose qu’on doit nécessairement mettre en avant aujourd’hui.

Quand on est un center de formation, ce fonctionnement-là est logique et obligatoire. Pour nous, ce n’est pas un devoir. On doit passer un peu plus de temps à expliquer, à démontrer, à convaincre. Il ya un peu plus de travail extra-sportif. Il faut parler aux parents, parler aux pôles, recréer des liens dont on avait moins besoin ces dernières années. Il ya tout un travail de pédagogie pour montrer que rien ne change pour les filles.

À titre personnel, tout change ?

J’ai beaucoup plus de choses à faire et de casquettes à porter. Mes tâches et mes responsabilités changent, mais c’est surtout le partage du travail qui évolue. L’arrivée de Karla m’enlève un énorme travail sur des entraînements individuels à dominante physique avec les filles, sur la communication avec le staff médical et toutes ces choses que je gérais en tant qu’assistani la liguestante de la libéson. Alexis (Jousset) est certes assistant du center d’entraînement, mais il passe un cap. On l’implique dans la gestion de groupe et il va coacher la NF2, parce que je ne peux pas être à deux endroits en même temps.

La formation, cela te plaît ?

Ce qui me plaît, c’est que ça avance beaucoup plus vite. Quand on n’a coaché ​​que des adultes auparavant, il faut accepter que certaines choses doivent encore être acquises par les filles. Par contre, à cet âge-là, ce sont des éponges: ça absorbe, ça comprend vite, ça apprend vite. C’est genial ! Alexis et moi sommes très complémentaires. Moi, j’ai plus d’expérience comme joueuse et coach. Lui a une formation plus fédérale. On veut très souvent aller vers la même chose, mais avec deux approches différentes. Cela apporte énormément de choses aux filles. Pour l’instant, je m’épanouis.

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