À Bordeaux-Bastide, les riverains veulent jetter le terrain de basket au panier

Lundi 26 septembre au soir, les riverains inquiets se sont rassemblés au pied du gymnase Promis. Face à eux, la maire adjointe de la Bastide, Françoise Frémy, l’adjoint aux sports Mathieu Hazouard et le chef de projet Belvédère pour Euratlantique, Pierre Bonnecarrère. « Quand nous avons acheté dans le quartier, on nous avait montré les plans des futurs aménagements, explique une habitante, plan à l’appui. À cet endroit, il y avait un espace vert, pas un terrain de basket. » Pierre Bonnecarrère regarde le plan, fait objecter qu’il est assez imprécis, ce dont l’habitante convient. Il rappelle aussi que l’aménagement du quartier entraîne la suppression d’un terrain que l’aménageur s’est engagé à remplacer. Et ça tombe ici, tout près de chez eux.

« D’une saleté incroyable »

La discussion tourne au dialogue de sourds. En mai dernier, les riverains ont vu débarquer une aire de jeux pour enfants quasiment au même endroit. Elle s’est vite retrouvée fréquentée par des jeunes plus vraiment enfants, “qui font beaucoup de bruit”, et par des pensionnaires du foyer Trégey attendant l’ouverture des portes à 18 heures.

« Personnellement, je n’aurais jamais laissé faire ce projet à cet endroit, mais on a pris ce program en cours »

« Elle est d’une saleté incroyable, certains SDF y dorment toutes les nuits », affirme une voisine. Ajoutez à ce cocktail un terrain de basket et c’est toute une partie de la rue qui se révolte. Au printemps dernier, des habitants s’étaient plaints de la nouvelle plaine des sports Suzanne-Lenglen, enchâssée entre les immeubles. Elle attire des équipes de club, mais aussi des pratiquants libres qui ont découpé les grillages pour accéder aux terrains et fracturé les armoires électriques afin de pouvoir jouer jusqu’au cœur de la nuit.

Lenglen, une erreur de programmation

Concernant cette plaine des sports, Mathieu Hazouard est clair : « Personnellement, je n’aurais jamais laissé faire ce projet à cet endroit, mais on a pris ce program en cours. » Suzanne-Lenglen serait selon lui une erreur de programmation signée Euratlantique. Aujourd’hui, impossible de revenir en arrière, il faut gérer les ennuis. Les installations sont tellement « squattées » par toutes sortes de joueurs que les clubs inscrits ne sont pas assurés de pouvoir s’y entraîner.

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